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Les MILLE COULEURS répondent présent !

L’arrivée du Covid 19 a particulièrement bouleversé le calendrier des activités, le fonctionnement de nombreuses, sinon toutes les associations et plus spécifiquement celles de quartiers, de proximités. Dans le quartier Pissevin, l’association Les Mille Couleurs, agréée centre social en juillet 2019, est ancrée et œuvre depuis 25 ans sur ce territoire. Elle est porteuse d’une vingtaine d’actions en direction des jeunes, des familles, des séniors, avec un accent particulier sur l’utilisation, l’éducation aux outils numériques.

Avec ses 18 salariés, apprentis, adultes-relais…, 4 engagés du service civique, une quarantaine de bénévoles, un conseil d’administration de 20 personnes et plus de 600 familles adhérentes, elle est ce que l’on peut appeler une grosse structure.

Au plus près des habitants, l’association a pu constater des difficultés et des conditions dans lesquelles ils ont vécu ce premier confinement. Raouf Azzouz, son directeur, nous en fait le récit.

« Il y a eut cette peur de la mort, qu’on eut les habitants, à force d’entendre partout dans les médias et quotidiennement, le décompte des morts du Covid. Il a fallu les rassurer et leur expliquer la situation.

Face à cette insécurité sanitaire, ils ont vite pris conscience qu’eux aussi pouvaient être touchés. Ils se sont protégés et sont, pour la plupart, restés confinés. »

Dans un quartier à forte population en de-ça du revenu minimum, de travailleurs en contrats précaires qui n’ont pu bénéficier des mesures de chômage partiel, il a fallut répondre à la précarité alimentaire dont pouvait souffrir certaines familles. Des associations comme Humanîmes ont pu apporter une aide alimentaire.

« On a une population qui nous fait confiance, on se devait d’être présent !« 

« Être présent et ouvert !…»

Un centre social doit avoir un impact sur son territoire, être présent et à la disposition de tous les habitants de celui-ci.

Pour malgré tout poursuivre ses missions, l’association a du s’adapter et réorganiser son mode de fonctionnement.

« Le premier confinement a été difficile et nous a tous surpris. On est resté à la maison dans un premier temps. Puis on a été très réactif. Eut égard à notre label de centre social, notre principal rôle est d’être en contact avec nos publics et de créer du lien. On ne pouvait donc pas rester confiner sans rien faire…

On a alors réfléchi à une organisation à distance. Toutes nos équipes étaient chez elles et ceux qui étaient équipés d’ordinateurs, de smartphones et de connexions internet, grâce aux réseaux sociaux, ont permis de rester en contact avec nos adhérents.»

Concrètement, l’association a distribué des formulaires d’attestations de déplacements et fait énormément de photocopies pour les scolaires. Elle a aussi assuré l’aide aux devoirs, l’apprentissage du français à distance par la conversation. Enfin elle a monté un atelier de fabrication de masques nasales avec des couturières bénévoles du quartier et réalisé plus de 300 masques distribués gratuitement.

En contact étroit avec les services de l’État, Ville, Département l’association a pu faire remonter les difficultés du quartier. Les problématiques de masques, des devoirs scolaires, du manque d’équipements informatiques dans certains foyers.

« On a été écouté et la Caisse d’allocations familiales (CAF), l’État, certaines Collectivités territoriales ont mis en place un dispositif visant à équiper les familles les plus « fragiles » d’outils numériques pour permettre le suivi pédagogique de leurs enfants. »

Raouf Azzouz, directeur des Mille Couleurs

L’opération a déjà permis de mettre à disposition immédiate une vingtaine d’ordinateurs dans les foyers et devrait prospérer.

À venir

La CAF a investi sur Pissevin, en agréant 2 centres sociaux, les Mille Couleurs et un centre municipal d’animation de la vie sociale, 2 EVS (Espace de Vie Social), les associations Paseo et Amaos, la rénovation urbaine, à venir, va créer une vraie plus-value pour le quartier.

« Maintenant, il faut que ses acteurs associatifs travaillent ensemble, agencent des projets communs pour changer l’image du quartier.

Il y a des millions qui vont être injectés pour la Rénovation urbaine et on a mis de l’argent pour soutenir les associations. À nous de faire le nécessaire. On n’a pas le droit de ne pas réussir ! », conclura Raouf Azzouz.

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