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La pharmacienne y croit dur comme fer

Catherine Roussignon, tient la pharmacie de La Croix de Fer, rue de Rangueil, dans le quartier Gambetta, à Nîmes, depuis 2005. C’est l’unique pharmacie du quartier, si l’on exclu du périmètre la pharmacie Saint Charles.

Aux premières loges pour prendre la température du quartier sur le sujet du comportement de ses habitants face au confinement et des questionnements sur la Covid 19, elle veut aussi doter le quartier d’une maison de santé.

L’air du temps

Dans ce quartier où les gens vivent la pandémie et ses contraintes avec une « certaine anxiété raisonnée, une acceptation mêlée d’une grande lassitude », nous dit Catherine Roussignon,

« Les gens avaient surtout besoin de parler et d’y voir plus clair dans toute cette cacophonie qu’il peut y avoir dans la communication sur ce virus. Notre rôle a été de rassurer, sincèrement, d’informer et renseigner, tant que faire ce peu. J’ai quand même eu a gérer quelques personnes paniqués qui appréhendaient une pénurie de médicaments et voulaient se faire un stock.»

Aujourd’hui, s’il y a un point positif à retirer de cette situation, c’est que les gens ont été moins sujets aux autres affections allergiques ou virales. Le port du masque y est pour beaucoup. « C’est une barrière de protection contre divers autres contaminations.

Il faut être optimiste, on a vécu une grosse épreuve qui n’ait d’ailleurs pas encore terminé. Il faut être vigilant pour éviter la 3ème vague », conclura t-elle.

À venir

En 2015, Catherine Roussignon lance l’idée, avec deux autres praticiens (condition sine qua non), de la création d’un petit centre médical à l’échelle du quartier.

Depuis, les dossiers d’agrément ont été déposés auprès de l’ARS (Agence régionale de la santé) et de la CPAM, ils ont la garantie d’un lieu d’implantation, prévu pour 5 ou 6 cabinets qui pourrait accueillir, outre des généralistes, des sage-femmes, infirmières etc…

Avec force, détermination et obstination, le projet qu’elle porte est en passe de se réaliser mais bute encore sur un problème de taille : le recrutement d’un médecin généraliste qui voudrait s’installer en libéral.

En l’espace de 4/5 ans, le quartier a vu partir à la retraite 2 des 3 généralistes qui y officiaient.

« Aujourd’hui, on assiste à un manque de vocation, de désirs des jeunes généralistes à s’installer. En même temps, beaucoup de généralistes partent à la retraite et ce phénomène va se poursuivre encore 2 ou 3 ans. On assiste donc à une pénurie de candidats »

Une telle structure permettrait une offre de soins, de consultations plus large et complémentaire, offrirait aux praticiens la possibilité de mutualiser les moyens, d’échanger entre-eux et gérer collectivement leurs amplitudes de travail. En attendant, ils continuent de prospecter et espèrent ouvrir courant 2021.

Affaire à suivre.

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