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« Arts en Danger », Nîmes se mobilise

L’info est parvenu 5 jours plus tôt, le rassemblement des artistes nîmois appelant le gouvernement a prendre cas des conséquences de la cessation d’activités qui leur a été imposé aura lieu sur le parvis du Carrée d’Art, le vendredi 13 novembre à midi.

L’appel lancé par le Syndicat Français des Artistes Interprètes (SFAI) et la Fédération du Spectacle-CGT visait à réunir, au-delà des forces de Gauche et des artistes du « spectacle vivant », d’autres acteurs indépendants autour du leitmotiv « Arts, Artistes et Culture en Danger ».

Pierre Peyras, comédien-musicien et délégué régional de la SFAI, nous parle de cette mobilisation, de ses enjeux et pose un constat.

Pierre Peyras, comédien-musicien

« C’est l’idée de se faire entendre et de mobiliser les artistes de tous les domaines, toutes tendances et sensibilités, qui expriment les mêmes préoccupations et revendications. »

S’il existe des revendications catégorielles, sectorielles particulières à chacun, il est une chose sur laquelle tous s’accorde, c’est la nécessité de prolonger les aides aux artistes, techniciens, structures évènementielles et culturelles, pour maintenir la création artistique.

« La plupart des théâtres, salles de spectacles, librairies et autres lieux culturels sont fermés. Tout ou presque est bloqué sauf, dans une moindre mesure, le secteur audiovisuel. Les acteurs et promoteurs culturels doivent faire des projections sur leurs productions, leurs projets, mais sans certitudes et visibilités, c’est le statu quo ! »

En attendant, pendant ce confinement, les artistes ont la possibilité (l’autorisation) de répèter, d’enregistrer, de diffuser sur les réseaux, « Ça permet de se maintenir. On en profite pour mettre des projets en route même si l’on n’a pas de vu sur l’issue de cette crise et ce confinement »

Pessimiste, il ne croit pas que la reprise résoudra tous les problèmes. « Les aides actuelles du gouvernement bouchent des trous, mais si on veut que la Culture vive, ce sera beaucoup plus compliqué que ça ! »

Devant une centaine de personne, quelques uns brandissant des affichettes « Arts en Danger », quelques élus et conseillers départementale de Gauche, Denis Lanoy, metteur-en-scène, Élodie Guizard, comédienne, Constant Kaïmakis, retraité de l’action culturelle, ont fait part du sentiment général, déplorant que ni le Président de la République, ni le 1er Ministre n’aient fait état, lors de leurs dernières sorties, de possibles aides aux acteurs du secteur.

Le rassemblement, sans fards ni théâtralité, s’est déroulé avec retenue et dignité. Au moment de se séparer, un peu désemparé, on était à se demander où se retrouver. Mince, le Prolé, comme tous les autres bars, est fermé.

Pour cet appel du vendredi 13, n’y voyons aucun signe, symbole, présage annonciateur d’un grand élan mobilisateur. Non, c’était juste une occasion de se faire entendre, se compter et… conjurer le mauvais sort, pourquoi pas.

Denis Lanoy, Élodie Guizard au 1er plan

Constant Kaïmakis, retraité de l’action culturelle

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