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Des élus très sollicités
Le parking de Trait d'union, un espoir pour les commerçants

Valdegour a mal à ses bus

La dernière réunion du Comité de quartier Valdegour a été très animée : travaux de la ligne T2, problèmes de transport jusqu’au LIDL route d’Alès, ou vers le centre ville, dédommagement des commerçants impactés par les travaux. Les élus Thierry Procida, Laurent Burgoa, Valérie Rouverand et les techniciens présents ont eu fort à faire pour donner des réponses satisfaisantes.

Le tram’bus arrive avec ses problèmes

Il leur a fallu d’abord rappeler que le tram’bus ne pouvait pas faire le tour du quartier, de même qu’au Mas de Mingue : ce TGV du transport en commun ne peut se transformer en omnibus. Cela ne résoud pas le problème des habitants du nord Valdegour, qui devront descendre à pied à Roberval ou en bus, rallongeant leur temps de transport. Une navette sera t’elle mise en place ?
Les commerçants présents ont pu s’inquiéter des indemnités versées pour les dédommager des inévitables pertes d’exploitation : pour en bénéficier il faut être implanté directement sur le trajet des travaux, et justifier d’un écart conséquent de recettes entre les exercices passés et le temps des travaux. C’est le tribunal administratif qui attribuera ou pas des indemnités et en fixera le montant, les élus n’ayant aucun influence sur cette procédure. Les commerçants de Trait d’union et Wagner sont inquiets : une partie du parking de Trait d’union va être occupé par les entreprises du chantier, et celui de Wagner sera supprimé. Et comment reconduire le marché du mercredi sans la place Debussy ? Il sera peut-être possible d’étendre le parking de Trait d’union pour amoindrir l’impact des travaux, et peut-être y reconduire le marché. L’option prise par les pilotes du chantier est d’impacter fortement les tronçons, mais le moins longtemps possible, plutôt que de gêner moins, mais longtemps.

La sécurité en question

Depuis plusieurs mois, en raison du droit de retrait exercé par les chauffeurs de bus, suite à des incidents dont la violence est contestée par ailleurs, les bus qui desservent Valdegour ne s’aventurent plus au delà de Newton à partir de 18h30, ce qui impacte forcément les habitants qui poursuivent leur trajet à pied au delà de ce terminus. L’engagement a été pris de relancer conjointement le Préfet du Gard et Tango pour envisager des mesures de protection spécifiques, et le service. L’implantation prochaine de caméras de surveillance sur les points sensibles devrait appuyer ces démarches.
En revanche la pose de ralentisseurs sur le boulevard Kennedy visant à en sécuriser la traversée pour les collégiens a été clairement rejetée : il serait préférable que les parents rappellent à leurs enfants que c’est sur les passages protégés qu’il convient de traverser ce boulevard, et pas n’importe où, au risque, effectivement, de se faire renverser.

Se déplacer jusqu’aux commerces ?

La fermeture du Carrefour market à Trait d’union pose le problème d’accès à des commerces de proximité d’une certaine envergure. Le plus proche reste le LIDL proche de Carémeau, avec la problématique de la traversée de la route d’Alès, même avec un passage protégé par les feux. Et surtout, aucune ligne de bus ne permet d’y accéder depuis Valdegour. Le technicien de Tango assure que l’arrêt proche du LIDL est condamné parce qu’il manque de sécurité, et que se rendre par conséquence jusqu’au parking du commerce implique un demi tour bien plus loin, pour un surcoût d’un million d’euros, ce qui laisse à réfléchir, effectivement. Une solution possible serait de prolonger à la fois à horaires fixes et sur commande, la ligne 82, peu utilisée. Pas forcément convainquant pour les habitants, surtout habitantes présentes, mais la négociation est ouverte, avec une réelle volonté de la part de Valérie Rouverand, directement impliquée au titre de Nîmes Métropole, d’aboutir.

Il est vrai qu’elle-même et le technicien représentant Tango sont en position délicate, puisque au 1er janvier l’agglo change de prestataire en matière de transport collectif. Difficile dans ces conditions de s’engager de façon claire et précise, puisqu’il faudra tout remettre à plat avec le nouveau délégataire, et négocier avec lui des dispositions inédites.

D’autres sujets ont été abordés, notamment les problèmes de relogement sur la quartier à la suite des démolitions programmées : ils seront à l’ordre du jour de prochaines réunions orchestrées par le Conseil citoyen ou le Comité de quartier, face à des élus fortement sollicités qui ne pourront pas faire d’impasses.

Claude Corbier

Auteur


Claude CORBIER
Claude CORBIER
Né à Nîmes en 1954, photographe ex de presse et journaliste, rédacteur et photographe en presse institutionnelle, artiste plasticien, réalisateur de films photographiques, documentaires et web documentaires.

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