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Les jeunes du Chemin Bas vont « Jusqu’au Bout » !

C’était le mercredi 12 décembre que Le Petit Atelier présentait au CSCS André Malraux du Chemin Bas d’Avignon, la nouvelle, « la novella » comme il le définisse, « Jusqu’au Bout… », écrite dans le cadre du Projet Jeunes 2018, par 16 jeunes âgés de 11 à 17 ans, Basma, Ibtissam, Aïda, Youssef, Noufel, Ahmed, Salahdine, Rasmeïa, Menel, Chaïma, Chaïynez, Nora, Ayoub, Amine, Yassine, Issam, supervisés par Ménéas Marphil «  Mario », l’écrivain et accompagnés par Houcem, volontaire du service civique et Fatima qui ont pris le projet à bras le corps.

Cette fin d’après-midi, mamans et enfants s’étaient regroupés autour de la longue table remplie des gâteaux et boissons prévu pour le goûter qui suivra la présentation de la novella. Face à eux, assis sur les escaliers, les ados ayant participé au projet et à leurs côtés, Véronique Pinguet-Michel, coordinatrice à l’association, Heike, animatrice, Fatima, jeune volontaire et leur Présidente, Christine Sassetti.
Hocem à l’initiative du projet et « Mario » n’avaient pu être présent. Le premier après son service civique a été retenu dans le dispositif « Service de l’Engagement » et le second est retourné à Madagascar, auprès de ses lémuriens, non sans avoir transmis une lettre à l’adresse des jeunes qui sera lue par le comédien Hervé Gaboriau.

« Jusqu’au Bout… », la novella qu’ils ont imaginée et écrite raconte l’histoire de 2 jeunes syriens, une fille de 14 ans, Aya et son frère ainé de 19 ans, Aymen, arrivés 5 ans auparavant de Syrie à la frontière italo-française, en voiture avec leurs 2 parents, dont ils ont dû se séparer pour échapper à un contrôle. Depuis, ils ne se sont pas revus. Après maintes péripéties, ils seront pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance qui les confiera, finalement, à des parents habitants Nîmes.
De là, on suivra leur intégration dans la société française.
L’un et l’autre sont de brillants élèves. Aymen a la fibre humanitaire et veut se rendre utile aux autres. Il poursuivra des études de médecine, comme son père, et se portera volontaire pour des missions humanitaires qui nous entraineront à Madagascar, Mumbai et la bande de Gaza.

Le propos n’est pas angélique. Il dresse plutôt un tableau conscient, réaliste et crû du monde qui les entoure.
Les jeunes se questionnent et nous interpellent sur les problèmes sanitaires, environnementaux, de géo-politiques et sociétaux que posent nos sociétés, la misère, les inégalités sociales, la représentation et la place de la femme vis au regard de l’Islam, etc. Ils nous parlent de la condition des travailleurs exploités, de la guerre et son cortège de destructions et d’injustices, sans manichéismes.

Pour ce faire, ils se sont très sérieusement documentés.
Dans ce récit, on y retrouve une part de chacun des écrivain-e-s et de cet assemblage est née cette nouvelle riche, profonde, juste qui nous renseigne sur les réflexions, préoccupations de notre jeunesse.
Au fait, retrouveront-ils leur père et leur mère ? Suspense !

L’ouvrage coûte 6€ .
On peut se le procurer auprès de l’association Le Petit Atelier
225 Avenue Bir Hakeim/30000 Nîmes

Email : petitatelier@emporte-piece.net

1 Comment

  1. merci de cet article critique bienveillante de l’écriture des jeunes du chemin bas !

    le livre peut être acheté en ligne et vous sera envoyé par lettre :
    https://lepetitateliernimes.blogspot.com/2018/12/notre-livre-jusquau-bout-est-en-vente.html

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