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Collage

ARAP-Rubis, des mots pour l’élimination de la violence

À l’occasion de la « Journée Internationale pour l’Élimination de la Violence à l’Égard des Femmes », l’association Arap-Rubis organisait une exposition « Un mur pour la liberté : Les mots de la violence ».
Fruit du recueil de témoignages, de mots des femmes et des hommes de cette association d’aide et d’insertion des travailleur-euse-s du sexe et de la communauté LGBTQ, victimes ou témoins de ces violences.

« Un cri singulier et collectif ! »
Une soixantaine de mots ont été récolté dans une « boîte à maux » et des témoignages audios recueillis pour une projection de ces mots de la violence. Une vidéo sensible et un montage prenant de Jimmy, volontaire à l’association, rassemblant leurs récits, leurs mots, leurs voix qui rend compte de « La peur de se faire tabasser… », de « … Comment la dépasser et en parler ?… ». C’est « un cri singulier et collectif ! » dira Fanny Petit, psychologue et chargée du projet.

Fanny Petit constate une recrudescence de la violence faite aux femmes et particulièrement celle faite aux travailleuses sexuelles en proie aux violences physiques, verbales ou psychologiques…
La loi
du 13 avril 2016, visant à pénaliser les clients de ces travailleuses, a participé à lnsécuriser leurs pratiques et conditions de travail. « Cela l’a accentué, car les clients, considérant qu’ils risquaient d’être pénalisés, se sont crus tous permis ! ». À cela il faut ajouter une baisse de la clientèle, donc une baisse d’activité qui a amené ces femmes à prendre des risques et être moins regardante sur le choix de leurs clients.

De Flavie Flament à Me Too
Frédérique Thomas, présidente d’Arap-Rubis, nous rappellera par un trait d’humour que c’est en 1999 que l’O.N.U. a décrété le 25 novembre comme « Journée Internationale pour l’Élimination de la Violence à l’Égard des Femmes » et non « Thanks Giving ».

« Les chiffres des violences sexistes et des violences conjugales ne baissent pas et une femme meurt tous les 2 jours et demi des violences de leur compagnon ou ex ! ».

Les mots sont nécessaire pour sortir de l’auto-censure, de ce silence parfois imposé qui nous empêche de dénoncer les bourreaux.
« Il faut libérer cette parole pour que ces actes ne se reproduisent plus et permettre la reconstruction des victimes. Les choses bougent et le livre de Flavie Flament a beaucoup contribué à libérer cette parole. Et puis il y a eut les campagnes #Hastag Balance ton porc et #Hastag Me Too qui ont permis à beaucoup de femmes, jusque-là muselées, de dénoncer leurs agresseurs ! D
ésormais, les choses ne pourront plus être envisagées de la même façon ! », conclura t-elle.

Yvan Lachaud, président de Nîmes-Métropole et Christian Bastid, vice-président du conseil départemental du Gard, tous deux venus sans délégations manifester de leur intérêt et soutien seront interpellés sur le fait que leurs institutions n’ont pas encore commis de représentants qui siègeraient aux commissions préfectorales du dispositif « Parcours de sortie de la prostitution », voté dans la loi du 13 avril 2016.

Christian Bastid rappellera qu’une délégation « Promotion de l’égalité femme/homme et lutte contre les discriminations », conduite par Isabelle Fardoux-Jouve a été mise en place au conseil départemental en 2015.

Discours de Frédérique Thomas

 

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