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ENSEMBLE(S), ILS ONT FAIT UN RÊVE…

« C’est parti d’une envie, d’un rêve, lors de notre résidence à Pissevin, de porter la parole des quartiers au centre-ville et de permettre une rencontre entre les habitants de ces différents quartiers », nous dira Cécile Plantin, photographe et vidéaste de Wako. Finalement les habitants y ont adhéré et soutenu l’idée de le porter au centre de la ville, histoire aussi de renverser les préjugés qui peuvent leur coller à la peau.

Ensemble(s), le nom donné à cette exposition au Carré d’Art, dans la salle de l’Atrium, marque le point de fusion de cette action en 3 phases, Colorité Bonheur. Entreprise il y a maintenant 3 ans à Pissevin, d’abord, avec l’aide de l’association Mille Couleurs, la participation de nombreuses associations et le soutien des services institutionnelles, bailleurs sociaux et partenaires, elle s’est poursuivie à Valdegour avec le même engouement et l’appui efficient du Journal de Valdegour, qui leur a permis d’ouvrir de nombreuses portes.

Pendant près de 3 ans, Cécile Plantin et Gaël René, le scénographe du binôme, auront été au plus près des habitants, recueillant leurs paroles, leur tirant le portrait, animé les quartiers par leurs projections nocturnes sur la façade des immeubles, par leurs interventions dans les différentes évènements. Ils se seront constitués un formidable matériel documentaire audio-visuel qui porte un regard sensible et positif sur les quartiers et leurs habitants, leurs réussites et leurs ressources.
« Il y a énormément de solidarité dans les quartiers. Les gens se battent dans un quotidien pas facile et on l’entend aussi. Mais on a prit le parti de rester sur le positif, c’est ce qu’on nous reproche parfois. On n’a pas chercher à dresser un portrait objectif des quartiers et de leurs habitants. On s’est laissé porté par les rencontres, de ce que l’on a vécu avec eux », et modestement, poursuivent-ils, n’avoir fait que mettre leurs savoirs-faire au service de la parole et de l’énergie des habitants !

Ensemble(s), présentée au Carré d’Art dans le cadre d’Urbanissime, évènement à l’initiative des médiathèques de le ville qui veut mettre en lumière les cultures urbaines, se présente comme une installation vidéo à multiples projections sur des voiles tendus qui vous immerge, durant 23 minutes, dans un faisceau d’images kaléidoscopiques, accompagnées de la musique réalisée par Omri, qui habille et accompagne les quelques 27 interventions vocales des habitant-e-s.

Ensemble(s) au Carré d’Art from Ndjami Makanda on Vimeo.
« … On a réalisé un condensé qui puisse toucher. On y a mis de l’émotion, de l’espoir, de la colère, des revendications, de l’humour, de l’amour… ». Et l’ensemble devient une expérience, déambulatoire, poétique, fantastique, onirique, pleine de sensibilité, d’une parole des habitants qui veut transformer le regard que l’on peut porter sur ces quartiers et leurs habitants, ou sur eux-mêmes.
Le tout est accompagné d’une galerie de plus de 350 portraits et composites d’habitant(e)s, grands et moyens formats, installés sur le Mur Études, et de la grande maquette figurant une ville de Nîmes revisité par les adultes des ateliers socio-linguistiques de l’association Amaos, le concours des enfants et sous la direction de l’artiste Clément Baratte.

À l’occasion du vernissage, qui eut lieu le 16 octobre, des navettes de bus avaient été mis en place, par la Métropole de Nîmes pour permettre au plus grand nombre des quartiers-ouest d’y assister. Beaucoup seront venus accompagnés des acteurs associatifs de leurs quartiers.
Pour cette rencontre des quartiers et du centre-ville, près de 350 personnes, étaient présents, rendant compte d’une grande mixité du public. Les représentants de l’État, la Région, le Département, de l’Agglomération et la Ville et de leurs services Culture, Cohésion Sociale ou Politique de la Ville qui ont soutenus tout du long le projet, presque au complet, ont voulu, eux aussi, marquer de leur présence. Signe de la reconnaissance de l’action et de l’unanimité qu’il y a eu autour d’elle.

Il est regrettable, néanmoins, que tous n’aient pas pu, lors du discours inaugural, s’exprimer.
À ce détail près, la soirée, introduite par un trio de musiciens mené par la chanteuse Nina, fut très conviviale et joyeuse, riche en échanges et découvertes, de soi, de l’autre. Et pour paraphraser Aïcha, « Une main ne suffit pas pour applaudir ce magnifique travail!»…

Ensemble(s) par le Collectif Wako
Du 16 octobre au 15 novembre
Bibliothèque Carré d’Art/Galerie l’Atrium et Mur Études

DIAPORAMA :

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1 Comment

  1. souad dit :

    manifique travaille….merci pour ce beau resumé des quartiers…..

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