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Les Culottées n’ont pas de genre !

Cette jeune association se bat contre les modèles sexués stéréotypés. Pour ces Culottées, on est humain avant d’être homme, femme, ou autre.

Au départ, il y a eu la page facebook « payetongyneco », animée par Sarah Lahouari, qui visait à témoigner des violences exercées par certains et certaines gynécologistes envers leurs clientes. Le succès de cette page a galvanisé Sarah, qui était par ailleurs engagée dans le milieu associatif. Début 2018, neuf femmes venues d’horizons différents ont décidé, au cours d’une rencontre, de créer Les Culottées, dont Sarah est présidente. Elles étaient sensibilisées aux problèmes des femmes, mais pas que : le but ultime, si l’on peut dire, est de libérer chacun et chacune, selon l’une des expressions favorites d’Emmanuel Macron, du profil que la société lui a attribué. L’homme peut être doux et sensible, la femme décideuse et affirmée, et les homosexuel(e)s non conformes aux clichés habituellement proposés. Selon les Culottées, l’idéal c’est l’égalité, la normalité pour tous.

Si ce mouvement est née de femmes, elles n’excluent pas pour autant les hommes, qui viennent peu à peu participer à leur action. Les Culottées ne manquent pas de projets, axés essentiellement sur la pédagogie, en particulier auprès des jeunes, comme les collégiens. Elles ont déjà mené des opérations de sensibilisation auprès des publics de l’association Da Storm, une plateforme reconnue de la culture hip-hop. Sarah Lahouari et Maud Bastide précisent : « les jeunes publics sont plus sensibles aux changements de mentalité, c’est peut-être là que notre action porte le mieux ses fruits ». Pour l’instant leur démarche s’inscrit dans des partenariats, comme avec Da Storm, ou aux côtés des graffeuses de Gambetta récemment (http://www.ekodesquartiers.net/2018/04/30/meme-anime-la-place-flechier/).

A partir de septembre Les Culottées vont passer à la vitesse supérieure avec une émission radio mensuelle sur radio Raje, un partenariat plus formel avec Da Storm avec « Le rap c’est pas pour les meufs », et la mise en place d’une résidence d’artiste au collège Les oliviers. Elles envisagent d’instaurer une réunion mensuelle avec leurs adhérents et le public afin d’échanger et d’ouvrir de nouvelles pistes d’action : projections de films, conférences, expositions d’artistes féminines (ou autre), comme récemment sur le toit de l’Archipel. L’association est basée sur le quartier Gambetta, mais n’entend pas réserver son action à ce quartier : « porter notre message ailleurs, pourquoi pas ! Nous souhaitons nous muscler d’abord un peu plus, mais rien n’est exclu ».

Contact : nouslesculottees@gmail.com, et facebook, lesculotteesdugenrehumain

Claude Corbier

Auteur


Claude CORBIER
Claude CORBIER
Né à Nîmes en 1954, photographe ex de presse et journaliste, rédacteur et photographe en presse institutionnelle, artiste plasticien, réalisateur de films photographiques, documentaires et web documentaires.

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