Bienvenue chez vous, c’est chaud!
28 juin 2018
Rencontre Toucouleurs, Toulouse-Nîmes
5 juillet 2018

crédit photo : Julian Kumar/Godong / Photononstop

D.R

Ni Race, ni Sexe

Mercredi 27 juin, les députés, en commission, ont voté à l’unanimité, la suppression du terme «race» de l’article 1er de la Constitution et y ont également introduit l’interdiction de « distinction de sexe ».

Si ces amendements sont revotés lors de l’examen en séance du projet de révision constitutionnelle, l’alinéa modifié s’écrira : la France « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d’origine ou de religion » au lieu de « sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Le mot race  avait été introduit dans la Constitution en 1946 pour rejeter les théories racistes après le nazisme. La persistance de ce terme était aujourd’hui, mal compris et infondée , dès lors qu’il a été démontré, à la lumière de l’évolution des connaissances scientifiques et de la génétique qu’il n’existe pas de races au sein de l’espèce humaine.

Rappelons que cette disposition faisait parti d’une résolution du candidat Hollande, lors de la campagne présidentielle 2012, restée lettre morte et que dès 2003, le député communiste Michel Vaxès proposait pour la première fois sa suppression de l’ensemble des textes législatifs, suivi 10 ans plus tard d’une proposition du Parti Communiste rapportée par Alfred Marie-Jeanne, leader du Mouvement indépendantiste martiniquais, visant à remplacer le terme «race» dans le code pénal, le code de procédure pénale, le code du travail et la loi de 1881 sur la liberté de la presse. La proposition de loi avait été votée à l’Assemblée mais n’avait pas été inscrite à l’ordre du jour du Sénat.

Selon le Larousse, « Race », nom féminin de l’italien razza et du bas latin ratio, espèces, correspond à une « Catégorie de classement de l’espèce humaine selon des critères morphologiques ou culturels, sans aucune base scientifique et dont l’emploi est au fondement des divers racismes et de leurs pratiques. (Face à la diversité humaine, une classification sur les critères les plus immédiatement apparents [couleur de la peau surtout]a été mise en place et a prévalu tout au long du XIXe siècle. Les progrès de la génétique conduisent aujourd’hui à rejeter toute tentative de classification raciale chez les êtres humains.) »

Ni sexe
Un même consensus a été trouvé pour l’interdiction « de distinction de sexe ». « Pour parvenir à une société égalitaire, ce principe d’égalité des femmes et des hommes devant la loi doit irriguer l’ensemble de notre droit. Il semble aujourd’hui impératif d’en faire un principe fondamental en l’inscrivant plus clairement dans notre Constitution », avait plaidé la délégation aux droits des femmes dans son amendement adopté.
En revanche a été rejeté un amendement de la députée LRM Isabelle Rauch pour féminiser les titres de fonctions (président ou présidente, premier ministre ou première ministre, ambassadeur ou ambassadrice, etc.) dans la Constitution.
constitution 1958

Liens et Bibliographie :
http://www.slate.fr/story/163550/prendre-serieux-cote-obscur-philosophes-lumieres-racisme-kant-locke
Conception kantienne des races et des especes._huneman
De_l_unité_du_genre_humain_et_de_ses_va

– De l’unité du genre humain/Johann Friedrich Blumenbach
– The Racial Contract/ Charles W. Mills- Cornell University Press
– John C. Calhoun,
Union and Liberty: The Political Philosophy of John C. Calhoun [1811]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *