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Hervé Mesure, directeur IFME
Philippe Ibars, responsable communication, Hervé Mesure
IFME

Un colloque pour l’éducation inclusive

Les 6 et 7 juin aura lieu à l’hôtel Atria de Nîmes un colloque sur l’éducation inclusive. À l’initiative de l’IFME et l’INSHEA, on pourra assister à des conférences, ateliers et tables rondes sur le thème de l’éducation, le médico-social ou des pratiques expérimentales en la matière, le tout couronné, le dernier jour, par la présence de Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes Handicapées. À cette occasion, Hervé Mesure, directeur de l’Institut de Formation aux Métiers Éducatifs du Gard (IFME), nous dévoilait les tenants et aboutissants de ce colloque.

L’école, l’éducation inclusive est un ensemble de dispositifs, une philosophie qui s’adresse aux enfants et jeunes handicapés qui comme tout autre ont besoin d’être scolarisés et formés.
L’idée est qu’ils le soient dans les mêmes conditions que les autres et non enfermés dans des centres spécifiques. L’éducation inclusive n’intéresse pas que le champs de la scolarité ou de la formation, mais aussi doit s’appliquer au para-scolaire, sports et des loisirs, à tout ce qui constitue la vie d’un enfant.
Cela correspond a 2 grandes lois mises en place en février 2005 et juillet 2013.

Historique du colloque
« Cela part d’un appel d’offre en 2014 du ministère de l’Éducation et d’un consortium rassemblant l’Éducation National, le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT), la Caisse Nationale de Solidarité et d’Autonomie (CNSA) et le fonds d’assurance UNIFAF qui a décidé de mettre en place une formation qui permettent à toutes les familles de professionnelles qui interviennent dans le champs de l’éducation inclusive de se rencontrer.
Car le problème constaté était que ceux qui s’occupaient de ces enfants handicapés , enseignants, thérapeutes et médecins, fonctionnaires nationaux et territoriaux, intervenants privés, comme les ergothérapeutes, bref tout un personnel qui officiait chacun de son côté.

La loi de juillet 2013 sous-tend que maintenant il faut gérer un parcours de l’étudiant handicapé et donner les moyens de coordonner un ensemble de professionnels au service de celui-ci. Il a donc fallut élaborer un contenu de formation qui permette d’amorcer des collaborations entre ces différentes familles de professionnelles qui, habituellement, ne se côtoyaient pas.
À cet appel, ont répondu, l’INSHEA, un des organisateurs avec l’IFME du Gard du colloque, l’IRTS de Montrouge, organisme de formation des travailleurs sociaux, l’IUFM de Clermont-Ferrand et des associations comme Trisomie 21, APF France Handicap et l’
Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés (APAJH) et ils ont bâti un cursus de formation à l’éducation inclusive qui à été mis en place depuis 2015 sur l’ensemble des territoires de France et d’Outre-mer.

Ojectifs et perspectives
Le colloque a pour objet de faire le bilan de ce qui est ressorti de cette formation et de toutes une série d’enquêtes faites sur le sujet dans ce laps de temps.
À l’issue de ce colloque un compte-rendu et des synthèses seront publiés et ses conclusions devraient nourrir une réflexions sur la mise en œuvre d’une loi, un dispositif relatifs à l’éducation inclusives.

Le parcours éducatif de l’enfant handicapé et de ses parents reste très compliqué et difficile et les attentes à ce sujet sont nombreuses. Le colloque soulignera un certain nombre de manques dans le champ de l’éducation inclusives. Paradoxalement, il y a moins besoin d’éducateurs spécialisés que de médecins, d’ergothérapeutes et autres thérapeutes. Pour l’IFME qui forme les travailleurs sociaux, et son directeur, il s’agit de développer les coordinations entre professionnels.

Alors comment introduire le médical dans un environnement normalisé, ouvert et public?
Le médical interviendra à 2 niveaux, d’abord sur l’orientation de l’élèves selon son dossier à savoir s’il doit aller dans un établissement spécialisé ou ordinaire, dans une classe spéciale ou pas. Ensuite il pourra prescrire un certain nombre d’éléments qui permettront aux professionnelles, enseignants, éducateurs, d’être averti sur les points de vigilance de la prise en charge de l’élève.
Le principe reste la «déinstitutionnalisation», c’est-à-dire chercher à mettre en œuvre les moyens humains et techniques qui permettraient une bonne scolarité en milieu ordinaire.
Les conséquence pour les établissements seront de travailler à une meilleur adaptation de leurs locaux, à permettre un meilleur accueil et acceptation des autres élèves et leurs parents.
Des dispositifs comme les Classes Pour l’Inclusion Scolaire (CLIS) existent déjà mais il faudrait aller plus loin.

Les dispositifs que l’on peut mettre en place pour l’accessibilités de handicapés moteur, par exemple, peuvent gêner les personnes non-voyantes. Ces dispositifs sont très couteux et il n’est pas facile de trouver le bon compromis à moins de définir, à l’avance, le type de handicap que l’on est prêt à accueillir. Par ailleurs, il sera beaucoup plus difficile d’accueillir, dans une classe ordinaire, un élève schizophréne qu’un autre qui est en fauteuil roulant, car ses besoins seront plus prévisibles.

L’école ne sera pas totalement inclusive pour des raisons, simplement médicales. Si l’on prend l’exemple des « enfants de la nuit » qui doivent être cantonnés dans un univers totalement stérile, ils ne pourront se mêler au autre, mais l’hôpital pourra toujours mettre en place une scolarité tout à fait normale.
Les nouvelles technologies de la communication et les recherches sur les intelligences artificielles vont changer la donne dans le processus de scolarisation et d’apprentissage des connaissances.
Diplôme et formation à l’éducation inclusive
L’IFME à mis en place depuis 2017 une formation de niveau V à l’adresse des professionnels de l’action sociale,  Aide Éducatif et Sociale (AES). D’une durée de 12 mois, avec des options domicile, institutions ou éducation inclusives, elle permet d’intervenir auprès des personnes en difficultés âgées ou jeunes et en milieu scolaire.

L’IFME, accueille en son sein des étudiants handicapés et est aussi confrontés à ces problématiques inclusives. Ces étudiants, eux-même amenés à travailler auprès de public difficile comme les SDF ou les enfants, peuvent parfois témoigner d’un certain rejet ou d’incompréhension à leur égard.

Le chemin vers l’inclusion est de plus en plus balisé et est un objectif réalisable à moyen terme. Ce colloque, espérons-le, sera la pierre angulaire de cet édifice.

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