Derrière la gare, des voisins…
28 mai 2018
Colloque éducation inclusive
1 juin 2018

Bénédicte, Sami, Éloi, Bettina.

Éloi, Bettina, Bénédicte
2 projets

Coexister était à Nîmes

Non, nous ne parlerons pas du film de Fabrice Éboué, du même nom, mais bien de l’association Coexister, reconnue d’intérêt général, aconfessionnelle et apartisane, qui permet à des jeunes de 15 à 35 ans de créer du lien social et de promouvoir un mieux vivre ensemble.

Cette présentation à Nîmes de leur Interfaith Tour, on la doit à l’initiative de Marie Prache, du diocèse de Nîmes et coordinatrice de la pastorale de Nîmes, mais aussi au soutien du comité nîmois des églises, du comité inter-religieux nîmois et de la librairie Silöe.

L’Interfaith Tour, est parti le 6 mars d’Orleans, pour un périple à travers la France, d’est en ouest et du nord au sud, qui s’achevait, après 45 étapes, à Evry, le 5 mai.

À Nîmes, trentième étape de ce parcours, le 14 avril au centre socio-culturel André Malraux, ils nous racontaient leurs aventures dans les quelques 20 pays (6 en Europe, 3 au Moyen-Orient, 2 en Afrique, 1 en Asie, 1 en Océanie, 5 en Amérique du Sud, 2 en Amérique du Nord) qu’ils auront traversés pour rencontrer près de 300 acteurs de la Paix.

Ils et elles, c’est Bettina, Sami, Bénédicte et Éloi, 4 jeunes de confessions, religions, convictions différentes, juives, athées, musulmanes, catholiques, qui sont partis de juillet 2017 à février 2018 à la découverte de plusieurs centaine d’actions et d’initiatives inter-religieuses.

Le projet, les objectifs
Coexister qui a bientôt 10 ans est un mouvement interconvictionnel qui s’attache à la rencontre pour faire ensemble et cela au travers de 3 pôles qui constituent « le parcours du coexistant et de la coexistance active» : le dialogue, la solidarité qui participe au bien vivre dans la cité, la sensibilisation en milieu scolaire sur la laïcité et la déconstruction de préjugés qui leur ont permis de rencontrer plus de 96 000 jeunes des lycées et collèges.

L’idée de l’Interfaith Tour, ces voyages autour du globe est né, il y a 5 ans, de la rencontre avec Sparknews, une agence de médias et une plateforme internet qui fait de l’information positive. elle est à fait signer une cinquantaine de journaux important dans le monde, (Times, El Pais, Le Monde, Nice-Matin, El Watan,…) une charte qui les engagent à bannir, un jour par an les nouvelles qui ne seraient pas positives, « La journée du journalisme d’impact ».

Tous les 2 ans, donc, c’est une nouvelle équipe qui part courir le monde recenser les solutions innovantes, les belles initiatives, les bonnes pratiques en matière sociétales et écologiques, à travers le prisme de l’interconvictionnel.

Le recensement de toutes les actions se déclinent en 3 impacts sociaux : promouvoir et mettre en lumière les actions rencontrées, la connexion des acteurs du vivre-ensemble entre-eux, créer un vaste réseaux de ces protagonistes, créer du contenu pédagogique à travers le livre, la photo ou la vidéo.

On the road
Cette 3ème équipe a adopté la thématique de l’éducation ou comment les initiatives d’éducationnelles peuvent répondre aux problématiques d’identités, d’altérités, de diversités et de faits religieux, auprès des jeunes de ces pays traversés.

Tous et toutes étudiant-e-s. Bettina poursuit des études de cinéma à la Sorbonne, Sami BTS technico-commercial en poche, a entrepris d’être professeur des écoles, Bénédicte est à Science Po- Strasbourg et Éloi en Master de management de projets culturels, on mis en pause leurs études pour ce projet pendant près d’un an.
Le modus operandi était le suivant :3 interviews par jour qui leurs ont permis de récolter plus de 500 heures de rushs. Chacun-e avait sa fonction et son rôle. Bénédicte était préposée à la rédaction des articles sur les pays et renseigner les différents sites, réseaux sociaux et à la collecte de fonds, Bettina à l’image et au montage, Sami à la prise de vue et à la maintenance du matériel de communication, tandis qu’Éloi s’était attaché à la logistique et à la prise de contacts.

« Éducation à la Paix »
Éloi, Bénédicte et Bettina se révèlent de très bon narrateurs. Avec humour et pas mal de décontraction, ils nous feront partager leurs observations et sentiments, parleront des personnes rencontrées, des problématiques auxquelles elles doivent répondre. Le tout mâtiné de quelques anecdotes. Parmi les nombreuses initiatives rencontrées, ils nous en présenteront 3.

En Estonie, Steven un converti à l’Islam, à travers son concept « Open Mic Poetry », veut faire découvrir la manière dont les musulmans vivent leur foi en Estonie, particulièrement, abordant même des sujets aussi tabous que l’homosexualité.

Au Sri Lanka à Colombo, Jri Fan, 21 ans et musulman, ouvre les mosquées aux autochtones pour faire connaître leurs activités et lutter contre les préjugés.

Toujours au Scri Lanka, ils ont rencontré Farid et l’organisation Equitas, créer par la diaspora scrilankaise au Canada, qui depuis 10 ans s’est lancé le défi d’opérer un travail de « conciliation des mémoires ». À partir de questionnements sur, comment concilier des mémoires qui diffèrent d’un peuple à l’autre pour que chacun puisse se retrouver dans un enseignement pluriel et complet, ils ont rassemblé professeurs, parents et élèves pour créer des manuels scolaires, des outils pédagogiques pour permettre, la transmission et la compréhension des faits historiques, mais aussi religieux et ethniques au travers de ces différents regards. Cette « éducation à la Paix » est une initiative qui fonctionne très bien, pourrait servir d’exemple à d’autres pays déchirés.

La fin de la présentation donna lieu à des échanges avec le public. Près de 80 personnes et notamment toute une classe de l’école primaire Jean Moulin, accompagnée de son institutrice qui avait su mobiliser et préparer ses élèves aux questions qu’ils poseront.

Enfin, une femme dans l’assistance se lèvera pour proposer la constitution d’un groupe Coexister à Nîmes. Il faut croire que le message est bien passé!

Au-delà de ça, cela aura été une expérience où chacun et chacune des 4 voyageurs aura pu vivre pleinement son identité et sa différence. Preuve par l’exemple que l’on peut vivre et coexister ensemble. Ce n’est qu’une question de bonne volonté!

http://www.coexister.fr/
https://www.facebook.com/coexisterfr/
http://www.sparknews.com/

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