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Le projet ANRU du Mas de Mingue

Le projet ANRU du Mas de Mingue

Le projet de rénovation urbaine a été présenté à Paris le 15 février dernier. Il concerne à Nîmes trois quartiers. Nous allons commencer par le projet du Mas de Mingue.

Le quartier compte 4600 habitants et 1050 logements sociaux. L’objectif du Nouveau plan de rénovation urbaine est d’ouvrir le quartier, de réaménager ses accès, de revoir ses aménagements paysagers et pluviaux. Un signal fort sera l’arrivée de la ligne 2 du tram’bus, qui permettra un accès rapide et direct vers le centre ville et les quartiers ouest. De même la construction d’une nouvelle école et d’un nouveau collège, l’aménagement de zones d’activités sportives, de places publiques, les Grillons et Jean Paulhan, tout cela va considérablement modifier la physionomie du Mas de Mingue, construit à la hâte dans les années 60, pour accueillir harkis et pieds noirs : nombre d’immeubles n’avaient pas vocation à vivre aussi longtemps !

Côté habitat, on va assister à la démolition de 240 logements, dont huit maisons individuelles : Habitat du Gard, qui gère le parc social, estime leur coût de rénovation beaucoup trop élevé. C’est ainsi que 80 logements vont disparaître à Boule d’or, 52 sur B1 et B2, 80 à Montaigne, 20 à Ronsard. Certains habitants souhaitant absolument rester sur le quartier, 50 logements sociaux seront construits sur le site Montaigne pour répondre à ce vœu. Il est envisagé de construire 90 logements sur un nouvel axe d’accès Mas de Teste/Citadelle, 75 le long de l’avenue Coubessac, et 20 sur l’emprise de l’école Camus qui va disparaître. Sur les bâtiments épargnés, 166 appartements seront réhabilités, 70 seront requalifiés.
Ne sont pas actées dans ce projet trois options différentes concernant l’ensemble des Grillons, démolition totale, partielle ou préservation : rien n’est arrêté, chaque étude présentant des avantages divers.

On le voit, le quartier va être secoué, mais c’est le prix à payer pour gagner en qualité de vie, en interne et externe, et rendre à sa population une image positive, avec une intégration volontariste dans la ville, pour cette zone assez excentrée.
La Ville espère, après son passage en commission ANRU, un relèvement du financement de l’Etat, qui est officiellement de 35%, , jusqu’à 50%. Selon Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes, il est possible que l’Etat fasse un effort, au vu de l’importance du dossier, Nîmes étant la ville de France la plus concernée par ce plan de rénovation, et du contenu de son étude, fortement étayée et documentée.
Il est notable qu’après le premier plan de rénovation urbaine, auquel on a reproché d’être plus « béton » qu’humain, de gros efforts ont été faits pour associer la population et le monde associatif autour des projets, avant leur validation. Les habitants du quartier peuvent obtenir des informations à la Maison de projet installée dans les locaux du centre Jean Paulhan.

Montants des programmes, en millions d’euros : aménagements et espaces publics, 16. Equipements publics (dont déconstruction Jules Vallès), 14. Copropriétés dégradées, 7,71. Démolitions, 5,71. Réhabilitations, 2,53. Requalifications, 2,80. Résidentialisations, 1,29. Reconstitutions, 34,80. Total, 84,63.

Claude Corbier

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