Eko édition papier #01_ Juin 2016
27 janvier 2018
Eko édition papier #02_ Janvier 2018
6 février 2018

Le 22 janvier, rendez-vous avait été donné à l’hôtel Atria pour les vœux de Françoise Dumas, députée de la majorité présidentielle à la 1ere circonscription du Gard.

Devant un public hétérogènes de près de 400 personnes, au pupitre encadré des drapeaux français et européens, elle commence par commenter son choix du soutien à la majorité présidentielle.

Vice-présidente de la commission de la défense nationale et des forces armées au parlement, après avoir été, la précédente mandature, à la commission d’enquête et de lutte contre le terrorisme, elle expliquera les enjeux et les dangers qui guettent la France à l’intérieur comme à l’extérieur. Elle saluera le courage et l’engagement des forces armées française, et plus particulièrement la force Barkhane au Mali.
Elle n’oubliera pas non plus de gratifier gendarmes et policiers, « qui sont nos sentinelles » et les bénévoles associatifs «  qui font que notre vivre-ensemble ne soit pas qu’un vain mot ».
Mais, elle le dit, ses prochaines préoccupations seront d’ordre de l’armée et de la Défense.
Défendre la loi de programmation militaire qui permettra « de donner aux forces armées pour les 5 ans à venir, les moyens de répondre efficacement aux menaces de notre temps !…).

Françoise Dumas & Lionel Depetri

Membre de l’assemblée parlementaire de l’OTAN, elle mesure combien il faut poursuivre la construction européenne « seul moyen de créer une force et un modèle de démocratie solide et protecteur… ».
À l’échelle de sa circonscription, elle adresse des vœux à la jeunesse « souvent décriée mais qui donne le meilleur quand on lui fait confiance », exhorte à la relance économique et la création d’emplois. Enfin, elle veut porter haut la voix de Nîmes et ses territoires au parlement, rassembler toutes les « bonnes énergies et volontés ».

Et de conclure par une citation d’Albert Camus !, et une invitation à « nous rencontrer, nous parler et nous connaître mieux !».

Le 23 janvier, nous étions parmi plus de 500 personnes, acteurs associatifs, militants et habitants présents aux vœux des élus de gauche, Amal Couvreur et Christian Bastid, accompagnés du président du conseil départemental, Denis Bouad .

Cela commence par un hommage aux personnalités disparues de l’année passée et plus particulièrement appuyé pour Jack Ralite, ancien ministre communiste sous Pierre Mauroy, «  Un homme de culture qui défendait l’art, la culture pour tous, partout… ! », dira de lui Christian Bastid. Hommages aussi et soulignant leurs rôles, à tous ceux, chargés de nous protéger, nous aider, nous soutenir parfois au péril de leur vie.

Il passe en revue les points sur lesquels la politique de la majorité présidentielle doit faire réagir, le crédit d’impôt pour la compétitivité de l’emploi, les cadeaux fiscaux qu’il estimera à 25% du budget national, l’emploi qui se précarise, les licenciements facilités et la baisse des APL (aide au logement). Un dernier point qu’il développera. « Avec la baisse des APL, on demande aux bailleurs sociaux de se séparer de 1,5 milliard d’euros. Pour Habitat du Gard, c’est 4 à 6 millions par an en moins pour investir et réhabiliter ! » et de poursuivre : « 13 milliards, c’est la réduction des dépenses imposée aux collectivités territoriales. Cela occasionnera moins de subventions pour les associations, et des services publiques en moins. »

Il tentera de donner des raisons de la défaite, aux dernières présidentielles et législatives, d’une gauche qui ne compte plus que 66 députés à l’Assemblée nationale et appellera au rassemblement des forces de gauche pour les prochaines échéances municipales en mars 2020. « N’est-ce pas un peu notre vote, à force de ne pas répondre aux attentes des concitoyens? Il faut travailler ensemble à une construction commune, car les aventures personnelles à gauche sont vouées à l’échec ! ».

Rappelant que la gauche ne dispose que d’une majorité relative au Conseil départemental, il expliquera les efforts faits et les concessions pour que le mécanisme départemental ne se grippe et crée des blocages qui seraient préjudiciables aux citoyens, « parce que la solidarité sociale, pour nous, est une priorité ! ».

Citant Victor Hugo, « … La fraternité n’est qu’une idée humaine, la solidarité est universelle… », il reviendra par le menu sur les actions menées et les moyens dédiées dans le cadre de la politique de solidarité que conduit le Département.

Denis Bouad, Amal Couvreur, Christian Bastid

« L’axe majeur de la politique départementale, c’est la solidarité ! souligne-t-il. Et la collectivité y consacre 57% sur un budget prévisionnel de 445 millions d’euros.

Cette politique va se porter sur l’éducation et ses personnels et sur l’amélioration des équipements des collèges. Il se félicité de la création d’un nouveau collège au Mas de Mingue. Un bâtiment innovant, à énergie positive, qui ouvrira à la rentrée 2019.
Il poursuit en précisant tous les secteurs où cette solidarité doit et va s’appliquer.
« Elle doit accompagner le citoyen tout au long de ses différents âge de vie, de la maison d’enfance à la maison de retraite. Elle s’exprime face à la prise en charge des handicaps et de la perte d’autonomie, auprès de la jeunesse, de la santé, de l’emploi et du logement ! ».

Denis Bouad, Amal Couvreur, Christian Bastid

Concrètement, il s’agira de la construction d’une maison de santé au Chemin-bas d’Avignon, de renforcer le Plan Départementale d’Action pour le Logement et l’Hébergement qui comprend multitudes de dispositifs (Adil, pour le conseil juridique ou le FSL, le Fond de Solidarité au Logement,…) qu’ils vont s’appliquer à mieux faire connaître.

Après avoir évoqué la complicité et l’excellent travail du binôme qu’il forme, depuis 3 ans, avec Amal Couvreur, il alertera sur les dangers de la politique de Macron, la hausse de la CSG, la baisse des APL et ses effets sur le logement, il prêchera pour qu’ait lieu de « vrai états-généraux du logement social » et vilipendera la politique des transports de l’Agglo jugée inégalitaire.

Enfin, il conclura, paraphrasant Albert Jacquard par, « Mon objectif n’est pas de
construire la société de demain, mais de faire qu’elle ne ressemble pas à celle d’aujourd’hui ! ».

Amal Couvreur

De l’intervention d’Amal Couvreur, qui a porté essentiellement sur le développement social et la jeunesse, 2 délégations dont elle a en charge au Conseil départementale, sur le rôle primordial des associations, des bénévoles et service civique, et du grand intérêt qu’elle leur porte, je retiendrai cette longue tirade finale empreinte de lyrisme : « Nous devons recoudre les morceaux des villes émiettées en construisant des solidarités entre leurs parties riches et pauvres, entre leur centre et leurs périphéries… Renforcer le contrat social, c’est cette capacité, au-delà des débats, des oppositions, de pouvoir faire et vivre ensemble dans le droit aux différences et à la ressemblance ! ».

Il y avait en la matière moyen de faire une analyse comparative sur le schéma des discours, des comparaisons sémantiques et sur la forme, mais finalement le ou les messages portés sont les mêmes : regardez ce que nous faisons pour vous citoyens, comment nous défendons l’intérêt commun et travaillons à l’amélioration de votre condition et de la société.
Personne n’est oubliés dans ces messages oecuméniques, alors à notre tour, nous souhaitons-leur de vraiment parler et travailler ensemble, de dépasser les antagonismes, parfois dogmatiques ou électoraux, pour notre plus grand profit à tous.

Leurs meilleurs voeux...

Le souhait des voeux en début d’année des administrations de la Ville, de la Région, de l’État, des élus aux corps constitués, aux acteurs associatifs et à la population est un exercice incontournable en ce début d’année.
Ils mettent en exergue les différentes politiques qui vont être conduites, les chantiers qui vont être entrepris ou réalisés, les domaines où leur action va se porter, les succès qu’ils ont obtenus . C’est aussi l’occasion de remercier tous les partenaires, les services qui les ont aidés à la réalisation de leurs actions.

Nous avons assisté aux vœux du président de Nîmes-Métropole, Yvan Lachaud, le 18 janvier à Paloma, à ceux de la députée LREM Françoise Dumas, le 22 janvier à l’hôtel Atria et à ceux des conseiller(ére)s départementaux Amal Couvreur et Christian Bastid qui avaient lieues le 23 janvier au CSCS André Malraux du Chemin-bas d’Avignon.

Si le rituel est un peu le même, la forme change, évidemment, selon que l’on soit président d’une Agglo, élue nationale de la majorité présidentielle ou conseillers départementaux de gauche.

Que ce soit dans une salle pouvant accueillir 1300 personnes, plus intimiste dans un grand salon d’hôtel, ou plus populaire au centre social de quartier, on est tous là pour entendre ce que seront les actions de nos représentants.

Le 18 janvier, accompagné de nombreux maires de l’Agglo, de représentants institutionnels et dans la Grande Salle comble, Yvan Lachaud venait nous présenter le bilan de son action à la présidence, les perspectives, projets et orientation de la politique de l’Agglomération Nîmes-Métropole.

Au chapitre des annonces, il réaffirme l’engagement de La Métropole au « Projet-Territoire », une réflexion sur ce que sera cette collectivité dans 10/20 ans avec les regroupements envisagés.

Il reconduira les « Fonds de concours », qui ont permis en 2017, avec 11 millions d’euros, de soutenir l’investissement en équipements de quelques-unes des 39 communes de l’Agglo.

La ligne T1 du trambus sera achevée fin 2019. Le premier tronçon de la ligne T2, CHU Caremeau-Gare de Nîmes, sera livré fin 2019. Le matériel sera hybride et fonctionnera au bio-gaz, fabriqué par l’Agglo, et à l’électrique. À terme, il remplacera les véhicules diesel encore en circulation.

Une nouvelle délégation de service publique pour le transport permettra à l’Agglo d’économiser 10 millions € par an dès 2019.

Au sujet de la gare Nîmes-Pont du Gard, elle sera construite et accueillera, dès le 15 décembre 2019, le premier TGV de la ligne à grande vitesse qui reliera à terme Bruxelles à Séville. Pour ses détracteurs, il argue de l’avantage de cette connexion européenne et qu’en tout état de cause le TER Nîmes-Tarascon, avec 21 rotations permettra de rejoindre la nouvelle gare. Néanmoins une étude sur une troisième voie a été entreprise par la SNCF à la demande de l’Agglo. Par ailleurs, les travaux d’une avenue de 1km3, reliant la départementale à la gare nouvelle, débuteront fin d’année pour un coût de 11,5 millions €.


À propos de Magna Porta il affirme : « ce terrain de 180 hectares autour de la futur gare ne sera pas une coquille vide !».

3 candidats sont déjà en lice pour l’installation d’un hôtel.

Le parc d’attraction sur la romanité envisagé sur 50 hectares fait l’objet du plus vif intérêt de la part de la Compagnie des Alpes et de la Caisse de Dépôts et Cautionnements.

Pour le contournement ouest de Nîmes, des rencontres avec le Département et le maire d’Alès doivent avoir lieu pour qu’une première phase de réalisation entre Milhaud et l’entrée de la Vaunage puisent commencer à horizon 2020.

Sur le développement économique de l’Agglo, il note une hausse du nombre d’entreprises, 25000 environ, et d’emplois, près de 68000, sur le territoire.

Un développement qu’il poursuit en multipliant les partenariats, les associations comme avec le Grand Avignon, pour des regroupements au-delà du périmètres de la collectivité.

En recherchant une complémentarité entre les aéroports de Garons et de Montpellier, en permettant l’installation d’entreprises sur la base de Garons, en permettant l’installation d’une base de logistique sur les 80 hectares de la base d’Eovia, près de Générac, avec pour objectif la création d’un millier d’emplois.

Au chapitre de la formation et de l’offre universitaire, il veut réduire le fossé qui existe entre La métropole de Montpellier et celle de Nîmes en soutenant l’installation d’écoles d’ingénieurs, de commerce, un centre de formation de la Saur, une école des métiers du jeu vidéo, un FabLab, le tout regroupé sur le site de l’Eerie, lui redonnant toute son attractivité. « Si on a des formations, les entreprises viendront et si les entreprises viennent, il faudra des formations ad hoc ! ». Un cercle vertueux en somme.

Il rappelle l’engagement de l’Agglo à l’ANRU à hauteur de 300 millions € sur la décennie, principalement consacré aux travaux de la ligne T2 mais aussi à la réorganisation et la répartition de l’habitat social dans l’Agglo.

Il revient sur les nouvelles compétences dévolues à l’Agglo, le tourisme, la gestion des risques aquatiques et la protection contre les inondations. Il précise qu’en 3 ans l’Agglo a acquis 5 nouvelles compétences, augmentant de plus de 100 le nombre de ses agents. En conséquence, il était nécessaire de réaliser « Colisée 3 », une extension de l’Hôtel communautaire, devenu trop exigu, qui sera inauguré en décembre 2018.

Que de belles perspectives pour un renouveau économique qui, on l’espère, sera au rendez-vous. « Tout va bien ! », rassure-t-il. Et à l’en croire, les comptes de l’Agglo sont au beau fixe.

Et de rajouter au chapitre des bonnes nouvelles, que l’Agglo va baisser le prix de l’eau. Que la taxe sur les ordures ménagères sera ramenée à 10,71% progressivement sur l’ensemble des communes d’ici 2019. Et que, ultime engagement, sous sa mandature, il n’y aura pas d’impôts supplémentaires ! Des intentions que tout le monde ne pouvait qu’applaudir des deux mains.

Enfin, il ne pouvait finir sans cette citation de St Exupéry subliminalement lancée à l’adresse du maire de Nîmes, absent, avec qui la discorde s’est étalée sur la place publique, « Si tu es différent de moi, loin de me léser, tu m’enrichis ! » et souhaiter à tous, santé, respect, bienveillance et humilité, bien-sûr !

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