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Le 13 décembre dernier avait lieu à la salle Vergnole la restitution des ateliers qui ont planché sur les besoins des habitants dans divers secteurs. Ce compte rendu pose les premières bases du projet social qui verra l’émergence d’un centre socioculturel et sportif sur le quartier.

Nous ne reprendrons pas séparément les comptes rendu exhaustifs, d’autant que certaines conclusions se recoupent.
Les intervenants ont convenu qu’il était nécessaire de clarifier les compétences de chacun et ses domaines d’intervention afin d’éviter des rivalités entre structures associatives notamment, aucune ne pouvant prétendre à multiplier ses champs d’activité. Le but est de travailler en synergie et complémentarité : associations, institutions, enseignants, médiathèque doivent unir leurs spécificités pour gagner en efficacité, apporter le maximum de soutien aux habitants du quartier.
Il s’agit de développer les ateliers linguistiques, d’amener les gens vers la culture et la vie intergénérationnelle, d’accentuer la mixité homme/femme. Il faut aussi donner aux habitants les moyens de gagner en mobilité en diversifiant les moyens de locomotion, d’élargir leur horizon intellectuel et territorial, y compris en accueillant sur le quartier des animations diverses qui facilitent l’expression et les échanges, en les impliquant sur les projets de proximité.
Les observateurs soulignent la nécessité d’améliorer le cadre de vie, la qualité des espaces verts, d’installer des équipements ludiques dans les espaces collectifs. Il faut aussi améliorer la qualité des lieux d’accueil, et instaurer une signalétique spécifique pour identifier les locaux associatifs.
Les principales cibles de ces aménagements visant à lutter contre le repli et l’exclusion sont les jeunes et les familles. Selon les intervenants, il faut accentuer la démarche d’aller vers pour briser l’isolement de certains, valoriser les ressources et les potentiels de chacun afin de rendre confiance et volonté.

On peut souligner quelques oublis dans cet éventail de belles intentions : le quartier ne s’est pas délabré seul, pas un mot ou presque sur ceux qui vont contre, qui provoquent dégradations, nuisances, jettent l’opprobre sur près de 20 000 habitants des quartiers populaires nîmois. Comment engager de l’argent et des énergies si rien n’est fait pour éviter cela ? L’avenir le dira peut-être. De même certains s’interrogent sur les capacités ou la volonté des financeurs d’apporter un soutien conséquent aux associations.
Les consultations vont continuer, via un questionnaire adressé individuellement aux habitants par le réseau associatif et Jean-Christophe Lacage (chargé de mission sur ce projet par la CAF) lui-même, et via la Maison de projet, qui reçoit apparemment un public assez nombreux. Le projet sera arrêté en mai, après neuf mois d’élaboration ouverte.
On pense ouvrir un centre socioculturel, on ne sait sous quelle forme, et il peut y avoir des formules très diverses, d’ici quatre à cinq ans, selon Jean-Christophe Lacage. Espérons que d’ici-là la patience des acteurs de terrain ne sera pas émoussée.
Dans le même temps, le projet de rénovation urbaine aura produit quelques effets, porteurs d’espoirs.

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