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Le défilé de ouf au Périscope, on en redemande!

Après l’Expo de Ouf, le Défilé de Ouf… Mais si les artistes urbains sont encore en majorité des garçons, la réponse des filles pour ce défilé est vraiment très bluffante !
Un seul regret, mais de taille : si les œuvres murales restent, pour notre plus grand plaisir, le défilé de Ouf était, lui, éphémère, et tant pis pour tous ceux qui ne l’auront pas vu !

Caroline Hagen créatrice textile et costumière est à l’origine de ce projet. Elle a été sollicitée par l’association Locomotive, organisatrice de l’expo de Ouf et s’est rapprochée de la designer de mode Lydia Rump dont l’atelier est situé tout près du Spot. Les deux artistes commencent alors à élaborer le projet du défilé. C’est le théâtre du Périscope, voisin également, qui en sera le cadre.

En Mai dernier Carole Pontus créatrice de bijoux, nouvellement installée au spot est sollicitée par Caroline Hagen pour prendre part à l’aventure. Carole invite à son tour son amie Vanessa Scandella alias Wanda Von Bagel créatrice de bijoux comme elle, plasticienne et collaboratrice de longue date.

Voilà, les « meufs » s’attellent à la tâche, et en seulement quelques mois, elles construisent de « fil en aiguille », un défilé de mode qui est un vrai spectacle en trois tableaux pour trois collections différentes. Les couturières ont travaillé en collaboration avec des dessinateurs et des graffeurs pour certaines pièces, l’esprit de l’expo de Ouf était là…

Elles ont aussi présenté leurs créations personnelles issues essentiellement de matières recyclées. Les bijoutières ont embelli les tenues et se sont adaptées au travail des stylistes avec des bijoux de corps, de pied/cheville, de tête. Elles ont chorégraphié les scènes avec une bande son décoiffante !

Des danseuses, capoeiristes, échassières et des Pin-up, 18 personnes au total ont pris part à l’aventure. L’équipe complète s’est rencontrée le jour du défilé et l’émulation a pris vie. Pendant que les unes faisaient des essayages, de « petites mains » cousaient, faufilaient, retouchaient, Carole Pontus — experte en la matière — mettait en scène les différents tableaux, donnait ses conseils pour les chorégraphies, réglait avec les techniciens du Périscope tous les détails pour que le soir, dans le théâtre complet, le défilé de Ouf se déroule comme prévu, devant un public enthousiaste et complice.

Un vrai succès, une belle récompense pour cette performance qu’on voudrait tant revoir.

Un défilé de Ouf ?

Un défilé d’Ellof, plutôt, faudrait quand même que le verlan se féminise un peu, non ?

Philippe Ibars

Auteur


Né en 1953, enseignant puis chargé de communication.
Photographe, a collaboré aux Cahiers Pédagogiques, a illustré Vies Minuscules et petits riens, pour Ecriv’EN, (Éducation nationale).
A écrit des nouvelles dans la revue Calades, a publié récemment Apprendre en apprenant ou les aigles de Bonaparte, récits de sa vie d’enseignant, chez l’Harmattann, Les Pommes Captives, pièce de théâtre, chez l’Harmattan.

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