Les Francas à Pissevin
4 août 2017
COLORITÉ à Valdegour
11 août 2017
Atrium de Paloma
Jean-Paul Giral, directeur général Un Toit Pour Tous
Team Unicités
Mireille et Catherine Rocco, vice-présidente, déléguée à l'habitat à Nîmes Métropole
Christian Bastid, Françoise Bons, conseillère régionale, présidente de la commission solidarité et vie associative

Le « Fil'Stival » d'un Toit Pour Tous

Le 26 juin, Un Toit Pour Tous, le bailleur social, invitait les associations et institutions dans l’atrium de Paloma pour Fil’stival, un événement qui mettait à l’honneur les habitants et associations qu’il soutiennent dans le cadre de leurs actions sociales, en faveur du bien-être des habitants et du mieux-vivre ensemble.
Une implication à la vie sociale des quartiers débutée en 2013, par la création d’un Fond de Soutien aux Initiatives locales (F.I.L.).

À l’honneur, ce soir, les chantiers éducatifs de Présence 30, de APS 34, les ateliers street-art de La Ruche, l’action d’ADPS au Chemin-bas d’Avignon et au Mas de Mingue, les Compagnons Bâtisseurs, pour l’accompagnement des locataires dans la rénovation de leurs logements, « Chez Mémé », le café social, L’Archipel, le lieu investi par l’association Locomotiv, les 16 jeunes d’Unis-cité, en service civique pour leurs missions de sensibilisation aux éco-gestes, à la lutte contre le gaspillage et le suivi des personnes âgées et isolées, les jardins partagés avec l’association Côté Jardin Solidaire.

Le photographe Florent Gardin a suivi Bernardo Pereira pendant 3 mois sur les différentes actions menées. Ses photos, grand format sur bâche disséminées dans tous le foyer rendent joliment compte du travail de ces partenaires, associations, locataires, tous « acteurs du vivre ensemble ».

Jean-Paul Giral, directeur technique à Un Toit Pour Tous, gère plus de 10000 logements et 30 000 locataires sur 340 résidences dans le Gard. Il rappelle dans son discours d’introduction la volonté d’Un Toit Pour Tous de soutenir l’action sociale, parallèlement à ce qui est son cœur de métier : construire, entretenir et peupler les logements. Il s’agit ici, non pas de soutenir des actions individuelles, mais plutôt les actions culturelles, artistiques, sociales, favorisant le lien social et contribuant au bien-être de la collectivité. Pour lui, il ne s’agit pas forcement d’appuyer de grandes idées mais de soutenir les initiatives volontaires et de citer Lénine « Là où il ya une volonté, il y a un chemin ! ».

Cette première édition du Fil’stival est un galop d’essai et marque son envie d’être rejoint par d’autres bailleurs sociaux et institutions avec l’idée absolue de la création d’une grande fondation du « bien vivre ensemble ». « Notre responsabilité collective est de travailler sur le bonheur collectif », ajoutera Jean-Paul Giral, évoquant l’exemple du parking derrière la gare de Nîmes, qui était un lieu à problème et par la volonté des habitants à été reconverti en jardin partagé ce qui a permis le retour à la paix social.

Autres exemples d’actions positives, les chantiers éducatifs et artistiques qu’ont animés les graffeurs Grumo et Supo Caos, au Chemin-bas-d’Avignon et à Pissevin, ceux des Compagnons Bâtisseurs, qui après une petite absence de 2 ans, reviennent dans les quartiers, soutenu principalement par le Conseil départemental, pour aider et encadrer les locataires dans la rénovation de leurs logements.

À l’issue de cette première édition ont aura noté que la problématique des quartiers n’est pas que binaire et manichéenne. Il faut aussi s’interroger sur le sort des seniors, qui représentent environ 30% de la population de l’ensemble des quartiers et penser des équipements qui leurs seraient adapter. Enfin, il est jugé nécessaire de mélanger les publiques et les associer au développement de leur cadre de vie.

Catherine Rocco, vice-présidente, déléguée à l’habitat à Nîmes Métropole trouve très intéressant le fait d’aller vers les gens pour connaître leurs besoins et pourquoi pas devancer leurs attentes. Elle insiste sur la part que prend Nîmes Métropole dans la création de logements et regrette seulement qu’il soit, à l’heure actuelle, assez difficile de trouver du foncier à bâtir.

Françoise Bons, présidente de la commission solidarité et vie associative à la Région, rappelle que cette collectivité publique finance, depuis 2008, 1300 logements et 75 opérations avec Un Toit Pour Tous. Pour elle, c’est la qualité du bailleur, sa proximité avec ses usagers qui a permis de mener à bien ces actions et est plutôt optimiste sur la suite. « derrière les murs, il y a des personnes, des vies et l’on touche à l’intimité quand on va chez eux ! ». C’est cette approche sensible et humaniste qui est au cœur de ce travail.

À l’issu de l’événement, tous acteurs, opérateurs sociaux, seront d’accord pour une plus forte mobilisation encore, de rassembler encore plus largement. La présence, ce soir là, du président de l’Union des entreprises du bâtiment du Gard est un signal marquant dans cette volonté déclarée.

Philippe Tamaï, président de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) du Gard

 

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Fil'Stival 2017
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Pierre Ndjami

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