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"J'aime mon quartier", une expérience participative

« J’aime mon quartier, et j’aimerais… », est une expérience participative, une action novatrice et unique à Nîmes et dans les quartiers, à l’initiative de Stéphanie Legrand, une habitante de Richelieu et soutenue par Naïma Benali du service de la Cohésion Sociale de la Ville.

C’était une invitation faite aux habitants du quartier, les 2, 3 et 4 mai, à participer, avec les étudiants en Master D.I.S (Design Innovation Social) de l’université de Nîmes-Hoche, à des ateliers visant à mettre en oeuvre, idées et propositions sur l’urbanisme, le mobilier urbain… qui valoriseraient, transformeraient le quartier.

Pour comprendre l’objet de ces trois jours d’ateliers et réflexions qui s’annonçaient autour de l’amélioration de la qualité de vie et le rétablissement du lien social dans le quartier Richelieu, il faut savoir de quoi on parle et ce qu’est le design social.
Selon le corpus du master, le design social a pour objectif « de rendre le monde plus habitable » et pour cela, il faut « comprendre les dysfonctionnements de nos modes de vies et les comportements quotidiens qui en résultent ».

« Il s’agit alors de mettre la méthodologie du design au service de projets d’innovations sociales dans le respect des aspirations et besoins des partenaires (citoyens, pouvoirs publics, entreprises…) en collaboration avec les disciplines scientifiques concernées ».

Les ateliers
Une quarantaine de personnes étaient réunies, ce matin dans l’ancienne chapelle de l’Entr’Aide Gardoise.
Au programme présentation du quartier, du projet et de la méthodologie, suivi dans l’après-midi d’une promenade à la rencontre des habitants. Les étudiants soumettront aux habitants un questionnaire sur leurs envies, recueilleront leurs réflexions, propositions, qui seront ensuite analysées pour en tirer les lignes de forces et serviront de base de travail pour les ateliers du lendemain.

Grâce aux étudiants et malgré la pluie, près d’une centaine de fiches sortiront de ces consultations auprès d’habitants, toujours un peu surpris de la démarche, qui serviront de base de travail pour ces 3 heures intensives d’ateliers. Des observations qui rejoignent ceux révélées lors de la restitution des « marches exploratoires », début janvier.

Deux ateliers animés par les étudiants avaient été mis en place pour répondre à la même question : Que peux tu, que veux, qu’aimerais-tu faire pour ton quartier ?
L’un à la Maison de quartier, proposait une réflexion plus ludique sur l’animation du quartier et l’autre à l’Entr’Aide, un questionnement sur le « mieux vivre ».

À l’Entr’Aide, les propositions se déclinaient en 3 thèmes, la circulation automobile, les aires de jeux, les espaces socialisants.
3 groupes de 6 personnes se constitueront autour d’un de ces thèmes pour faire ressortir, le plus grand dénominateur.
Chaque groupe avait près de 7minutes pour répondre aux différentes questions de sa table, avant de trier les réponses formulées. Chaque équipe, alors, devait choisir 3 cartes (1 pour chaque thèmes). À partir de ces 3 cartes, chaque groupe apportait sa solution retranscrite en dessins ou par écrit.

Une synthèse de ces solutions sera ensuite aménagée par les étudiants qui nous présenteront leurs formulations, le dernier jour, sous forme d’une exposition dans une salle de l’université Hoche.

Bilan
Il en est ressorti la nécessité de réinvestir le quartier par, la création d’évènements identifiants, un lieu fédérateur à disposition des associations et des habitants (l’Archipel?), un espace extérieur modulable, propice à accueillir différents évènements festifs (le Plan Vacher?), la ré-appropriation piétonne des rues d’une partie du quartier, une requalification végétale des façades, balcons et trottoirs…
On constate que ces méthodes aident à préciser les questionnements sur les besoins d’un groupe social et font émerger les solutions les mieux adaptées pour l’amélioration de leur qualité de vie.

Cette expérience doit sa réussite à une réelle participation et implication du groupe de réflexion.

Mais aussi à l’implication des étudiants en Master D.I.S de Hoche et leur pendant venu de la prestigieuse Politecnico Design de Milan, leurs enseignants et encadrants, Yves Voglaire, Michela Deni, co responsable du Master D.I.S, Georges Schambach, directeur du Master D.I.S, Salvatore Zingale, enseignant à la Politecnico de Milan, des représentants des centres socios du centre-ville et Gambetta, des associations (Artegem, le réseau Anaïs, Cfaire, Locomotiv,…), des résidents de l’Entr’Aide Gardoise et leur trésorier René Blanès, des habitants du quartier.

Renseignements Master Design : http://dis.unimes.fr/master/le-design-social/

À Lire aussi : http://www.ekodesquartiers.net/2017/01/30/richelieuscopie-2016/

Georges Schambach, Michela Deni, Salvatore Zingale, Yves Voglaire
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Pierre Ndjami

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