Des loisirs pour tous !
5 avril 2017
VENDREDI, une invitation à la découverte
11 avril 2017

L'A.G. du comité Gambetta-Révolution

L’assemblée générale du comité de quartier Gambetta-Révolution du 18 mars, se tenait dans une salle annexe du centre social Émile Jourdan.
7 sur les 18 membres du conseil d’administration siégeaient. Une cinquantaine d’habitants et adhérents étaient présents. Élus municipaux de la majorité et de l’opposition, Mme Claude de Girardi, M. Laurent Burgoa, M. Richard Flandin, M. Christian Bastide, Mme Sylvette Fayet et M. Candela, de la police municipale avaient aussi répondu à l’appel.

Les bilans
Yann Roubeau, président du comité, à propos du bilan financier rappelait quelques chiffres.

En 2015, le comité comptait 100 adhérents. Aujourd’hui, il en compte plus de 200 et une trentaine de commerçants. Tous ceci n’a été que grâce à l’implication des habitants.
D’un déficit de près de 1000€, en 2015, il arrive à la clôture des comptes 2016 à quelques 3000€ de recettes.
Grâce à des subventions supplémentaires, au surcroît d’adhésion (1346€), des dons et des soirées loto, le comité est arrivé à un excédent de 246€!
Voilà pour le rapport financier, plutôt excellent, qui a été évidemment approuvé à la majorité.

Place au rapport d’activités où Teddie Allin, vice-présidente, rendait compte des multiples événements, mobilisations auxquelles le comité a initiés ou participés.

Et en la matière, le dynamique comité n’a pas ménagé sa peine.
En tête l’urbanisme et projets structurants ont été l’objet de beaucoup de réunions.
Projet d’aménagement de la place Fléchier pour y implanter des jeux pour les enfants, mis en place d’évènements festifs comme le loto au Spot, « la journée guinguette » au parc Meynier de Salinelles, le concours photos et « À vos souhaits », l’inauguration de « La Frip bonheur », du journal « Au fil de Gambetta », qui ramené à une édition trimestrielle, et publié à 1000 exemplaires, créateur de lien, de dialogues et d’expressions dans le quartier, trouve un grand engouement.
Enfin, il apparaissait que le comité avait grandement besoin de sa propre salle pour conduire ses réunions.

L’heure des débats
Bien-sûr comme dans toutes assemblées démocratiques, il y a eu des débats, des désapprobations, des avis antagonistes. Sur l’implantation des jeux, sur la politique à mener contre l’insécurité et les
incivilités.
Yann Roubeau en bon président, tentera toujours de comprendre la controverse, de chercher le bon équilibre et le compromis.

Les élus présents, à l’écoute, sont interpellés et pris à témoin par les habitants évoquant les problèmes rencontrés dans leurs vies quotidiennes, le sentiments d’abandon des pouvoirs publics face aux divers trafics illégaux qui semblent prospérer, de l’impunité de certains qui terrorisent littéralement les résidents.
Le débat s’enflamme et d’autres sujets sont passés en revue.
La voirie, les dépôts sauvages, les commerces qui abritent les trafics, la sécurité des immeubles insalubres ou abandonnés qui devraient être détruits…

Yann Roubeau, qui est aussi architecte, ne pense pas qu’il faille détruire à tous va et préconise la rénovation. Il ne faudrait pas que le quartier perde son caractère.
Sur ce sujet, les Bâtiments de France et les habitants ne sont pas sur la même longueur d’onde.

Les habitants proposeront aux élus et représentants des services publiques, une marche pour faire le point et un compte-rendu sur les points à problèmes.
M. Burgoa, adjoint au Maire, s’engagera à faire un bilan d’ici un mois, mais certains font déjà entendre qu’ils ne croient plus aux promesses faites.
Mme Girardi, adjointe au Maire, parlera de la lenteur de l’action public et ne partage pas le sentiment d’abandon du quartier.

Drogue et insécurité

L’insécurité est le chapitre le plus sensible et là, les langues se délient.

Une habitante, dont la boîte à lettre, ou le compteur électrique servent de « dépôt à shit », parle du manège du deal.
Un autre dénonce une possibilité d’escalade de la violence et révèle que certains seraient prêt s’emparer du problème.
M. Candela de la police municipale, rappelle que la pose d’une caméra est à l’étude place Bachalas, que des patrouilles dissuasives sont mis en place. Mais le pouvoir d’investigation est du ressort de la police nationale.

Une autre habitante, les larmes aux yeux, évoquera l’agression à son domicile que sa fille à subit et se sent démunie face à son agresseur de voisin.
Ce témoignage, poignant, aura ému tous le monde et convaincu tous les élus présents de co-signer un engagement à prendre rendez-vous avec le préfet pour évoquer cette situation particulière.
Pour Christian Bastid, élu communiste à la ville et au département, l’économie parallèle autour de la drogue est un vrai problème et drogue et insécurité sont lié.
Yann Roubeau, encore lui, se demande si les solutions actuelles sont adaptées.
In fine, tous accorderont à dire que si les habitants s’appropriaient plus l’espace public, cela chasserait les dealers.

À l’issue de cette assemblée générale, particulièrement animé et avant qu’elle ne dérive sur la question de l’abattage des arbres place Saint-Charles, l’assistance était conviée à un vin d’honneur qui apaisera les esprits.