Amaos veut de la place!…
9 janvier 2017
12 janvier, Chez Mémé, quartier Gambetta
11 janvier 2017

                                                             Action « D’un Monde à l’Autre »
                « Ou quand l’ouverture à la diversité linguistique et culturelle devient facteur d’intégration »
                                                            Association Itinéraires de Vie

RÉUNION D’INFORMATION : JEUDI 12 JANVIER de 18H à 20H

Amphithéâtre du Centre Social Simone Veil à Valdegour

Origine du projet

Permettre à des individus et à des familles appartenant à des groupes linguistiques et culturels minoritaires dans l’école et dans le quartier, d’élaborer lors d’ateliers hebdomadaires des contenus témoignant de leurs origines qu’ils transmettront ensuite dans des classes où leurs enfants sont scolarisés.
Cette action s’inspire de l’expérience menée à l’école élémentaire « La Sirène » à DIDENHEIM en Alsace où pendant 12 ans, des parents de diverses origines sont venus témoigner dans les classes de CP, CE1, et CE2 de leurs langues et de leurs cultures pendant des temps scolaires.
Parmi les effets attendus :
•    contribuer à la réussite scolaire d’élèves du fait d’une meilleure reconnaissance de la richesse de la culture familiale (estime de soi)
•    renforcer la place et le rôle des parents
•    participer à une ouverture d’esprit des élèves et des adultes appartenant à d’autres cultures
•    concourir à une meilleure intégration dans le quartier et dans la vie sociale.

Sa transposition dans le Gard
Pour voir le jour, le projet gardois s’est inscrit dans le dispositif de la Politique de la Ville tout en préservant l’esprit de l’expérience de Didenheim.

Organisation

   •    Ateliers hebdomadaires
Ils concernent 1 groupe culturel par trimestre : berbères (dont kabyles) pour le 1er trimestre 2017.
Il donne lieu à 5 ateliers de 3h, chacun étant subdivisé en 3 temps :
•    le recueil des savoirs culturels autour de thèmes choisis par le groupe
•    leur transformation en un contenu transmissible à des enfants scolarisés dans les écoles élémentaires Marcelin et Courbet
•    la dernière heure est libre. C’est un moment de détente et d’échanges pour ceux qui veulent s’attarder, et où des sujets échappant au désir d’une transmission peuvent être évoqués.
Les thèmes abordés sont fonction des compétences et des envies des participants (histoire migratoire, géographie, langue et écriture, manières de se présenter et de remercier, danses, chansons et musique, jeux, pratiques et métiers, techniques artisanales et artistiques, cuisine, vie quotidienne, fêtes et traditions, flore et faune, « quand j’avais 8 ans »,  « mon école là-bas » …).
L’histoire et les usages (« oh chez vous aussi, il y a 3 générations … », « vous savez, nous aussi on a le vouvoiement de politesse … », « ah vos parents se sont déplacés comme les miens pour trouver du travail ! »), l’identification des emprunts linguistiques, les contes, permettent de noter des passerelles avec la communauté d’accueil ou avec les communautés environnantes.

Selon le thème travaillé, la présence de pères, mères, ascendants, collatéraux, aînés de la fratrie, peut être plus appropriée. L’idée sous-jacente est que les mères ne soient pas les seules garantes d’un lien avec l’école et la société.
Empruntant à la pensée d’Amin Maalouf, l’action incite à reconnaître le plus grand nombre d’éléments constituant l’identité, assemblage unique fait de nos racines et de la combinaison de nos expériences, passées et présentes, de là-bas et d’ici.
Il devient alors possible d’adhérer aux règles de fonctionnement de la société d’accueil sans se sentir menacé dans son appartenance puisqu’elle est non pas radicale mais multiple, singulière, et en perpétuel mouvement.
    •    Restitutions
Les matériaux récoltés lors des ateliers sont organisés pour être retransmis sur 3 séances dans chacune des deux écoles élémentaires Marcelin et Courbet.     

Les contenus peuvent être repris entre chaque par les enseignants, voire intégrés au programme des élèves (histoire / géographie, enseignement moral et civique du cycle 3 ; questionner le monde du cycle 2 …). Ils s’enrichissent dans tous les cas du jeu des questions-réponses posées en direct à des personnes issues de la culture concernée et considérées dans leur diversité afin d’échapper au côté anecdotique ou folklorique.
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Ce déroulement suppose un engagement : aller au bout d’un projet commun qui comporte
•    les ateliers construisant l’animation
•    les séances de restitution auprès des élèves
•    1 atelier de clôture avec un bilan qualitatif réalisé par les participants
•    1 restitution en direction des partenaires, acteurs associatifs, enseignants, parents de l’école.

Contact et informations complémentaires
                     Véronique PAILLIARD-TURENNE, coordinatrice et animatrice du projet
04 66 83 50 88 / 06 28 25 56 22
veronique.pailliard-turenne@orange.fr

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