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Mardi 3 janvier, les vœux à peine ébauchés, Yvan Lachaud, Président de Nîmes Métropole, a annoncé diverses mesures visant à corriger son précédent plan transports.

Il est vrai que quelques réactions avaient été vigoureuses, ou plus nuancées, parfois très politiciennes : tout cela méritait quelques retouches, ainsi qu’un rappel des motifs de la réorganisation mise en œuvre le 3 décembre dernier. Yvan Lachaud a souligné en préambule sa préoccupation de ne plus augmenter la pression fiscale, et de procéder dans ce cadre à une rationalisation des tracés et amplitudes du réseau existant. La mise en service de la ligne T1 dans sa configuration définitive a été le déclic qui a permis d’orchestrer la réorganisation du réseau tout entier, urbain et périurbain.
Pas moins de neuf personnes, élus, techniciens, directeur de Kéolis, le concessionnaire agissant pour le compte de l’agglomération, ont affronté ce mardi la presse pour justifier à nouveau leurs choix, mais aussi annoncer les retouches effectuées depuis : la pratique a permis de constater que certains disfonctionnements étaient bien réels. Si des nuances ont touché l’ensemble du réseau, nous nous concentrerons bien sûr sur les quartiers périphériques.

Une structuration revue d’Est en Ouest
Des retouches ont été effectuées sur le réseau « villages », mais aussi sur la ville de Nîmes, autour des trois lignes dites « structurantes ». La ligne phare T1, Gambetta/ A 54, la ligne 2, Paloma (Nîmes est)/ Carémeau, via Pissevin, la ligne 3, Valdegour/Pont de Justice : chacune de ces lignes desservant le centre ville.
Côté Est, des améliorations sont apportées au niveau du parking Paloma, avec le déplacement d’un arrêt, apportant plus de sécurité aux usagers qui subissaient parfois quelques incivilités, sans aucun rapport avec la proximité du quartier du Mas de Mingue, précisons le!
Côté Ouest, les récriminations ont été nombreuses, autour de la desserte de Pissevin avec la traversée du quartier par la ligne 2, préfiguration de la future T2 (Tram’ bus Carémeau/Paloma). Plus aucun passage par la rue Utrillo au cœur du quartier, irrégularité du rythme de desserte, capacité des bus insuffisante face à la fréquentation de la ligne aux heures de pointe : autant de problèmes qui ont donné légitimement lieu à des réunions agitées au sein des quartiers Ouest. Certains sont allés jusqu’à dénoncer une ligne 3 amenant les habitants de Valdegour directement vers des zones d’activités commerciales, peut-être espéraient-ils un terminus en rase campagne !
La réponse de l’agglo, dès aujourd’hui, c’est la mise en service de deux bus supplémentaires sur chacune des lignes 2 et 3 pour répondre à l’augmentation de fréquentation, avec un accès par toutes les portes pour permettre un embarquement rapide. Une réunion de concertation sera programmée rapidement avec les associations de quartier pour envisager le passage de la ligne 8 rue Utrillo, en correspondance avec l’arrêt Nîmes Ouest, en raccord direct avec la ligne 2 : Yvan Lachaud reconnaît que le cheminement piétonnier de la rue Utrillo jusqu’à la ligne 2 est périlleux, en raison de l’état de la voierie et de possibles problèmes de sécurité. Les services techniques avancent que le passage d’un bus articulé de 24 mètres de la ligne 2, rue Utrillo, est totalement utopique, sauf à interdire toute autre circulation.

Tout est encore possible
Les élus William Portal et Vivian Mayor ont rappelé qu’avant d’établir les modifications effectives depuis le 3 décembre, ils ont multiplié les déplacements dans d’autres agglomérations pour étudier l’organisation de leurs réseaux, et que 5300 usagers du territoire de l’agglomération ont été consultés afin de réfléchir avant d’agir. Cela n’a pas empêché quelques couacs, dont on veut bien croire qu’ils sont dû à de mauvaises appréciations des réalités de terrain : les plus brillantes études ne résistent pas à l’épreuve du contact direct avec la vraie vie.
Reconnaissons cependant que Nîmes Métropole a réagi rapidement pour corriger le tir, avec la promesse d’améliorations possibles sur la desserte de Pissevin, et ailleurs. Yvan Lachaud s’est plu à répéter qu’il « reste ouvert à toute proposition visant à améliorer les dessertes du réseau », dans la limite du possible sur le plan financier, bien entendu.

Télégrammes

Les lignes T1, 2 et 3 concentrent actuellement 70% de la fréquentation du réseau de transport collectif de l’agglomération, avec respectivement 10 000 passagers/jour, 10 400 passagers/jour et 8 000 passagers/jours. T1 et ligne 2 devraient voir leur fréquentation sensiblement augmenter dans un proche avenir.

Le tarif « jeunes » coûte plus du double à Brest, Perpignan, Clermont-Ferrand, Metz et Tours, qu’à Nîmes Métropole.

La fréquence de la ligne 2 sera d’1/2 heure par passage le dimanche, au vu de sa faible fréquentation ce jour là. En contrepartie une desserte sera rétablie le dimanche toujours, sur les lignes 7,9,10.

Le budget consacré aux transports par l’agglomération est abondé par ordre décroissant par la taxe « transport » payée par les entreprises, la contribution du Conseil départemental en contrepartie de la prise en charge des transports scolaires, Nîmes Métropole, et les recettes générées par les ventes de tickets aux usagers.

Nîmes Métropole s’est fait « aligner » par la Cour régionale des comptes pour consacrer trop de budget par habitant à son réseau de transport collectif : 170,00 €/habitant contre 100,00 €/habitant en moyenne pour d’autres collectivités équivalentes

Claude CORBIER
Claude CORBIER
Né à Nîmes en 1954, photographe ex de presse et journaliste, rédacteur et photographe en presse institutionnelle, artiste plasticien, réalisateur de films photographiques, documentaires et web documentaires.

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