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Le Mois du film documentaire, initié par Images en bibliothèques, se déroule sur l’ensemble du territoire national. Chaque année au mois de novembre, bibliothèques, salles de cinéma, lieux culturels et associatifs organisent des séances, des rencontres afin de promouvoir le documentaire de création.

p1180308_afficheMoins élitiste, peut-être, que « Dessins du Réel », le thème de l’année dernière, « Filmer le Sport », celui du 17e mois du documentaire organisé, à Nîmes, par le Carré d’Art s’est déroulé du 3 au 29 novembre dernier.
« Cette année, on a voulu toucher un autre public, avec toutefois une vraie proposition cinématographique », nous dira Dominique Rousselet, responsable de la programmation ciné-documentaire au Carré d’Art.
À travers une programmation intelligente, il s’agissait de mettre en exergue les liens du sport à la politique et sa propagande, le sport comme instrument de la révolte et de la lutte, et aussi le lien quasi « christique » entre la figure de l’idole et ses supporteurs.
À l’affiche, un inédit de Jacques Tati « Forza Bastia 78 ou l’ile en fête », une commande qui relate les préparatifs de la finale de Coupe d’Europe entre Bastia et Eindhoven, de la boxe avec le « Muhammad Ali, The Greatest » de William Klein, mais aussi le remarquable « Les Boxeuses de Kaboul », d’Ariel Nasr, qui montre le défi de ces femmes afghanes qui transgressent les traditions pour atteindre leurs aspirations.
De nombreux films autour du football, de la boxe, du cyclisme et du skate-board formeront l’ossature de la programmation.
L’évènement invitait, encore une fois, les spectateurs à découvrir un cinéma documentaire qui porte un regard sur le monde qui nous entoure, un cinéma qui interroge l’intime ou le social…

La venue du champion
p1180311_poupou_itwSi la fréquentation a été plutôt bonne avec une réelle adhésion du public et des partenaires (Le Périscope, Le Théâtre de Nîmes, le cinéma Sémaphore…), un point d’orgue a été atteint avec la venue de Raymond Poulidor, éternel second du Tour de France, mais toujours premier dans le coeur des français, à en croire la forte représentation des médias, locaux et régionaux : ce 24 novembre à la bibliothèque du CHU Serre Cavalier, était projeté « Poulidor, coeur d’or », de Jean-Pierre Beaurenaut, en présence de l’ancien champion. Ravi d’être là parmi les 500 résidents du CHU, et très disponible pour quelques photos, dédicaces de ses livres et échanges avec son public, il aura cette phrase, « le jour où il n’y aura plus ce contact, « Poupou », ce sera la fin! ».
Alors profitons de l’occasion pour approcher ce symbole d’une certaine France des « 30 glorieuses », image iconique des valeurs de courage, de modestie, d’honnêteté et lui poser quelques questions d’ordre extra-sportives.
Sur les débats qui traversent la France, l’immigration, le chômage…?img_4484_poulidor
« Bien-sûr! Pour moi, tous ça est lié au chômage. Vous savez, il y a je ne sais combien de millions de personnes qui vivent avec les minimaux sociaux et sont obligés de faire des sacrifices. À partir de là, il est très difficile d’accueillir tous les migrants, mais la France dans cette partie joue son rôle.
Dès l’instant que l’on accueille quelqu’un, c’est pour qu’il soit bien chez nous et s’il n’y a pas de travail, on se heurte à un certain rejet d’une partie de gens qui se sentent spoliés. »
Sur le sport, facteur d’éducation et d’intégration sociale.                                                                              « On voit dans les quartiers difficile des exemples de réussite par le sport. C’est aussi grâce à des éducateurs sportifs qui font beaucoup, de façon bénévole, pour une jeunesse qui quelquefois manque de repères…. ».

img_4519_poulidor_profilDes propos mesurés, tempérés, d’un citoyen pas tout à fait ordinaire, qui à 80 ans, représente encore pour beaucoup, la voix d’une certaine sagesse populaire.

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