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Jeudi 8 janvier, Mohamed Jaffal, Président du Comité de quartier de Valdegour, a organisé une réunion d’information sur la double problématique du projet de Rénovation urbaine et de la nouvelle politique de transport de Nîmes Métropole, en tant que Président de l’Association de défense des usagers du logement.
Si les problématiques sont réelles, l’orientation de leur présentation et la présence dans la salle de nombreux opposants communistes aux élus en place tant à la Ville qu’à l’agglomération, laisse perplexe.
A La tribune, Mohamed Jaffal, donc, qui a fait une introduction mesurée et objective, essentiellement centrée sur la problématique des transports : problèmes de cadences, difficultés pour les collégiens et lycéens de vivre sereinement leurs déplacements à vocation scolaire, inquiétudes quant au devenir du quartier.
Habib Mustapha, invité au titre de responsable associatif, n’a rien ajouté à cette présentation.
reu-bus-vald-web1Le ton a pris une autre tournure avec les prises de parole d’Elisabeth Ait-Amara, vice-présidente de la Confédération Générale des Locataires, une association départementale, et de Michel Perfettini, ancien élu à la Ville et au Conseil départemental sous une étiquette communiste. Au prix de quelques approximations, puisque c’est le voisin Pissevin, et non pas Valdegour, qui va vivre la disparition de plus de 800 logements, on parle de « déportation » des familles concernées, de défaut de concertation sur les projets, avant même la mise en place prochaine de la Maison de projet qui ouvre la porte à l’information et la concertation, justement. Sans compter que lors des réunions d’information réalisées tant à Valdegour que Pissevin, l’architecte qui a présenté le projet a maintes fois précisé que rien n’était définitivement arrêté.
En off un responsable associatif parle en revanche de sa crainte de voir des habitants obligés de quitter un quartier revalorisé, avec l’augmentation des taxes d’habitation : certaines populations ont subi ce phénomène à Marseille, et sont venues s’installer à Nîmes par obligation.
Entre équilibre et actions d’éclat
Force est de constater que Nîmes Métropole n’a pas vraiment mesuré l’impact de son action sur la nouvelle organisation du réseau de transport. Si l’intrusion de la ligne 8 dans le quartier est considérée comme positive, en revanche le fonctionnement de la ligne 2 est jugé catastrophique, tout comme à Pissevin. On annonçait un cadencement toutes les dix minutes, Elisabeth Ait-Amara a constaté trois jours d’affilée un passage toutes les quarante minutes, avec des bus évidemment bondés, et des passagers laissés à quai, faute de place : tout bonnement inadmissible.
Au cours du débat qui a suivi, chacun et chacune y est allé de sa propre problématique, jusqu’à ce qu’un responsable associatif appelle à prendre du recul, à réfléchir au manque de convivialité ambiant, au devenir du quartier dans sa globalité. Ce n’était peut-être pas le jour. Jany Arnéguy et Sylvette Fayet, figures de proue de l’opposition municipale, assises dans le public, ont pris le relais en rappelant que la fermeture prochaine du collège Diderot allait accentuer le recul des services publics, à juste titre.
bus-agS’est posée à la fin la question, comme lors de la précédente réunion à Pissevin, de savoir comment réagir à la situation : bloquer les bus, comme certains le suggéraient ? A l ‘évidence ce serait pénaliser un peu plus des usagers déjà bien à la peine, c’est ce qui s’est pasdsé quelques jours plus tard. Une interpellation musclé des élus concernés a paru plus judicieuse : des soucis en vue lors du prochain Conseil communautaire de Nîmes Métropole ? On peut se demander si Yvan Lachaud sera sensible aux doléances de citoyens pilotés par une opposition clairement politique….
Reste à résoudre, quoiqu’il en soit, un problème de fond, qui doit tout au respect du confort de vie des habitants des quartiers ouest, dans leur ensemble.

Yvan Lachaud, qui projetait de se rendre à Pissevin vendredi 9 décembre pour une rencontre de terrain, a renoncé, pris par d’autres obligations. A défaut une réunion technique doit être programmée rapidement avec Alain Lorgeas, Président du Comité de quartier Pissevin, afin de rétablir le dialogue.

 

Claude CORBIER
Claude CORBIER
Né à Nîmes en 1954, photographe ex de presse et journaliste, rédacteur et photographe en presse institutionnelle, artiste plasticien, réalisateur de films photographiques, documentaires et web documentaires.

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