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De la contestation dans l’air, c’est le moins qu’on puisse dire, et pas mal d’incompréhensions, heureusement aplanies au bout des échanges. Malgré l’absence de certains interlocuteurs, quelques problématiques ont peut-être trouvé un début de solution : le débat organisé par le Comité de quartier de Pissevin et l’association Les mille couleurs le 24 novembre, autour de la question du transport urbain, va porter ses fruits.

La salle était chaude, remplie de représentants associatifs et d’habitants, prêts à en découdre avec à la fois deux représentants de la Police municipale, et deux représentants de Kéolis, la société qui gère pour le compte de Nîmes Métropole, seule instance décisionnaire en terme de transports, la gestion pratique de ce service. On aurait aimé qu’un élu décisionnaire, ou la Police nationale, ou les bailleurs sociaux, soient présents pour épauler ce prestataire, qui a dû faire face à des questions parfois agressives sur des sujets dont il n’est pas décisionnaire.
bus-agEn jeu deux questions ont été longuement débattues lors de cette réunion : l’augmentation du prix du billet, la question du tracé de la nouvelle ligne L2. Ces sujets, totalement hors débat, puisqu’il s’agissait d’essayer de trouver une solution au problème du caillassage répété et récent des bus, ont pourtant pris une part importante de la réunion. Laurent Lepley, Directeur d’exploitation de Kéolis, a affronté avec stoïcisme ses détracteurs.

 Un problème récurent
Le phénomène s’est calmé ces derniers jours. Il n’en reste pas moins que les bus ont été la cible de caillassages répétés, provoquant des bris de vitre coûteux. Mais aussi un stress légitime de la part des chauffeurs et des passagers, qui peuvent être blessés, sans distinction. Ce n’est pas nouveau, c’est récurent depuis une vingtaine d’années, tantôt sur ce quartier, tantôt sur un autre. Cela entraîne une déviation de la ligne pour éviter les lieux de caillassage, voire la suspension du service, ce qui cause évidemment des désagréments aux habitants dépourvus de moyen de locomotion. Est ce que les modifications annoncées sur la ligne 2 ont entraîné ces caillassages ? Pierre Santanach, responsable de la médiation au Service sécurité de Kéolis, semble écarter cette hypothèse.
Au cours de cette réunion/rencontre, plusieurs pistes ont été explorées pour faire cesser ce phénomène. La police municipale admet ne pas être en mesure d’intervenir directement en terme de répression : il est dommage que personne de la police nationale ne soit venu apporter son point de vue. Les bailleurs sociaux eux aussi absents, ont été pointés du doigt : ils n’entretiennent pas correctement leurs parties communes, laissant libres l’accès aux cours des immeubles et aux toits, permettant des caillassages à partir de ces espaces : des tas de cailloux prêts à l’usage ont été retrouvés sur certains immeubles.bus072
Il a été décidé d’intervenir auprès des bailleurs et syndics, mais ce n’est pas la première fois, et les injonctions n’ont pas eu d’efficacité. Les médiateurs du quartier sont invités à mieux intervenir pour identifier et calmer les auteurs de ces exactions, et quelques habitants se sont proposés pour intervenir eux aussi, lassés de subir les conséquences de ces actes. On espère de toute part que cela freinera les ardeurs des fauteurs de trouble.

 De la friture sur la ligne
En marge, ou pas, peut-être, de ces désagréments, la fureur des habitants du quartier est grande, face aux décisions de Nîmes Métropole, qui souhaite équilibrer son budget “ transports “. Ce qui est en soi une abherration, puisque l’on sait que c’est par définition un budget déficitaire. Réduction, donc, du réseau et des cadences : cela se traduit pour le quartier par la suppression de 7 stations sur 11, “les usagers pouvant marcher 300 mètres de plus pour rejoindre d’autres arrêts“ selon un responsable de Nîmes Métropole, merci pour eux. Il n’y a de plus aucun point de vente de titres de transport sur le quartier, qui compte à peine, pourrait-on ironiser, 13 000 habitants. La nouvelle formule sera effective dès le 3 décembre prochain, au moment où le Tram’bus fera ses premiers tours commerciaux de l’Ecusson en grande pompe. 
On peut penser que la jeune agglomération Nîmes Métropole avait vu un peu grand en matière de politique de transports en son temps : la réorganisation est violente, en particulier pour les quartiers, forts pourvoyeurs d’une clientèle régulière… et captive. Elle pourrait bien s’inviter, à l’heure des discours, quand il s’agira de bénir la nouvelle desserte du centre ville.bus-feu
Selon le Cabinet d’Yvan Lachaud, Président de Nîmes Métropole, il n’est pas question dans l’immédiat de revenir sur la nouvelle organisation du réseau, en particulier sur Pissevin. En revanche il se rendra le 9 décembre prochain sur le quartier pour rencontrer les habitants et trouver une solution propre à satisfaire les deux parties : le confort de vie de 13 000 habitants est suspendu à ses décisions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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