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Le deuxième volet du plan de Rénovation urbaine a été signé en juillet 2015. Un an plus tard, la réflexion est lancée sur les actions à mettre en place pour améliorer la vie quotidienne des habitants des quartiers concernés, Centre, Sud, Est et Ouest. C’est au centre Simone-Veil de Valdegour qu’une première réunion de concertation avec divers acteurs associatifs et institutionnels s’est tenue le 7 juillet dernier.

C’est Jean Marc Drioux, coordinateur Mission cohésion territoriale, qui a piloté cette réunion, qui portait de façon spécifique sur le cadre de vie. Il organisera des réunions similaires dans chaque quartier. Si le Contrat de Ville porte aussi sur l’emploi, l’éducation, le développement économique ou l’habitat, seule l’amélioration du valdegour 2cadre de vie au quotidien était ciblée ce jour-là. Ce Contrat définit de grands axes d’action, qu’il convient de mettre en œuvre au plus près du terrain, quartier par quartier.
Les participants ont ainsi défini plusieurs pistes de travail, en s’appuyant en partie sur le compte rendu encore en gestation des « Marches exploratoires ».
L’enjeu est de se réapproprier les espaces publics intermédiaires, qui n’ont pas de vocation définie : ces petites friches urbaines sont soit laissées à l’abandon, soit accaparées par des groupes qui y créent leur espace, quelquefois dérangeant pour les autres. Il s’agit de définir des actions qui soient à la fois réalistes et réalisables, en phase et avec la participation aussi active que possible des usagers de ces espaces.

Les grands traits de réflexion
Plusieurs constats ont été mis sur la table : les habitants de Valdegour se sentent abandonnés,estiment ne pas bénéficier de la même qualité de services et d’entretien de leur quartier que ceux du centre-ville par exemple. Les jeunes, les mères de famille, les anciens manquent d’espaces publics adaptés à leurs pratiques. La propreté générale, l’entretien des espaces verts, la signalétique des services de proximité laissent à désirer. Un point positif a été valorisé, c’est l’amélioration globale du centre commercial, qui correspond à ce que l’on aimerait étendre à l’ensemble du quartier.

Les marches exploratoires
Cette démarche originale a consisté à faire visiter le quartier à des groupes de femmes pour détecter avec elles les zones d’insécurité, de jour comme de nuit. Le but étant bien sûr d’améliorer la situation : on part du constat que là où une femme se sent en sécurité, tout le monde est en sécurité. Le compte rendu de cette étude de terrain sera prochainement présenté et commenté par l’équipe qui y a participé.

En résonnance avec les demandes diverses des habitants, il a été décidé de réfléchir à l’octroi d’espaces dédiés à des activités spécifiques, sans cloisonner toutefois chaque groupe sur une zone fermée : autant que possible chaque espace doit rester ouvert aux différentes populations du quartier. Pêle-mêle on peut citer la rénovation ou la création de jardins d’enfants, d’un vélo Park pour les ados, d’une aire de pique-nique dans la pinède proche du collège, de jardins partagés, de l’implantation de tables de jeux, et de jeux d’eau.

Accompagner la propreté et la convivialité
valdegour 3Il est aussi question de sensibiliser les habitants sur l’amélioration de la propreté des rues et espaces publics. Comme cela a été fait avec un succès grandissant au Chemin-bas d’Avignon, des actions pourraient être menées en direction des écoles et collège, avant d’entraîner chacun à participer à une grande journée de nettoyage à l’échelle du quartier. Il faut en parallèle inciter les bailleurs sociaux à imaginer une meilleure organisation du tri sélectif à la dimension de leur parc de logements.
Des améliorations sont à apporter en matière d’éclairage public sur certaines zones, ou en matière de sécurité routière, pour calmer les ardeurs de ceux qui confondent la rue avec une piste de circuit automobile.
Enfin, tout en évitant que certains secteurs ne deviennent des lieux de nuisances répétées, il faut songer à organiser des manifestations conviviales et festives dans l’espace public.

Toutes ces idées jetées sur la table de réunion feront l’objet d’une restitution en septembre. Il s’agira alors de décider quelles priorités feront l’objet d’une mise en œuvre avec l’accord et la participation des habitants. Certains projets auraient pu faire l’objet de chantiers école ou de chantiers d’insertion, mais les financements sont au point mort pour l’immédiat.
Le pari est lancé, il appartiendra bientôt aux habitants de Valdegour de réinvestir leurs espaces publics et d’améliorer leur cadre de vie.

 

Claude CORBIER
Claude CORBIER
Né à Nîmes en 1954, photographe ex de presse et journaliste, rédacteur et photographe en presse institutionnelle, artiste plasticien, réalisateur de films photographiques, documentaires et web documentaires.

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