Val’exotic met le turbo !
9 juin 2016
Galerie Petits Débrouillards
11 juin 2016

Le dernier dimanche de mai est toujours le jour de la Fête des Mères et donc, traditionnellement aussi, depuis 2 éditions, celle des portes ouvertes des ateliers d’artistes du quartier Gambetta.P1160678Le projet Gambetta-Art, communément appelé « les Points Rouge », car sur les façades des maisons accueillantes, des ronds rouge y sont apposés, nous invitant à venir découvrir le travail, l’univers d’artistes habitants le quartier et de leurs invités, pas nécessairement résidents.

Pour cette 3ème édition, 18 lieux disséminés du nord au sud du quartier et deux parcours-accompagnés étaient proposés.
Un Plan était fourni à ceux qui voulaient partir à la découverte seuls, mais l’on pouvait aussi le matin, participer à une déambulation en musique, avec l’atelier musical d’Isabelle P1160714Dubois et sa chorale mixte d’une dizaine de voix, ou encore, dans l’après-midi, suivre les facétieuses clownnesses, Popette et Scuzy qui vous entrainaient dans une visite cocasse et burlesque des ateliers.
Quant à nous, à 11h30, au départ de la place Saint Charles, il s’est agi, accompagné des troubadours, de faire le grand tour, avant qu’un ciel chargé et menaçant ne nous tombe sur la tête,
Chaque arrêt sera l’occasion d’une ou deux chansons dans les lieux, dans une cour, dans un jardin, d’une aubade dans la rue, de rencontres avec les artistes, d’écrivain(ne)s très accueillants et disponibles, de découvertes de lieux insoupçonnés, de travaux très particuliers, d’acheter un ticket pour la tombola dont le tirage aura lieu le soir à la galerie le CRIC, en clôture d’une soirée animé par le duo Alex et Manu, « Josef Anonîmes ».

En avant!
Encadré par Teddie Allin, la conteuse, en tête de cortège et de « Gavroche », en queue, notre périple P1160735commençait à la place Fléchier, chez Mémé, le café social, où l’on pouvait voir l’installation de Marie Fufu, « Les petits riens », fait de miniatures maquettes d’objets ou de décors domestiques, ou de scène sylvestre…
À noter la présence d’Alain dit « Globule », un peintre venu en voisin, qui ne se départira pas d’un de ses tableaux, qui l’accompagnera tout au long du parcours, de son cahier à dessins où il couchera quelques croquis au fil des visites.
La seconde étape nous conduira au petit atelier de la plasticienne Christel Poeuf, qui nous proposait  du « land art » et de participer à la construction d’une oeuvre autour des éléments qu’elle mettait à disposition. Après que l’orchestre eût interprété « Le petit cireur de Harlem » en mode « blues-musette », on se dirigeait vers les hauteurs du quartiers, pour nous rendre à la rencontre des trois écrivains, Nicole Mallassagne, Alain Tacquin et Philippe Baraton, reçus à l’atelier d’architecture DO615, chez le président du comité de quartier.
Alain Tacquin nous gratifiera de la lecture d’un de ses anciens textes fraîchement retrouvé, « Quelle histoire ! », qui est un constat ironique sur sa médiocrité qui, somme toute, l’a poussé à être écrivain et écrire un mauvais livre!…

Les hauts
Après un court passage, le temps d’une chanson, chez Zoe, Cheyenne et Raphaël, affairés à tisser, découper, assembler, tissus, fils et pelotes pour réaliser de curieuses oeuvres hybrides et abstraites, nous reprenions notre chemin pour gravir la rue Crucimele et nous retrouver dans les hauts du quartier. Une aubade plus tard, sur un « Enlightenment » de Sun Ra, magnifiquement interprété, devant chez le photographe Richard Levy, nous voici déjà dans le mignon petit jardin de la céramiste Juliette Leyris.
2 chansons plus tard, nous voilà poursuivant notre ascension jusqu’au jardin de Manu, sculpteur-céramiste, qui avait disposé, suspendu, crânes de bovins, des « massacres »,totems et tout un tas d’objets qui renvoyaient à l’art brut et primitif. Lui aussi aura droit à sa chanson, tiré d’un air traditionnel sud-africain.
L’heure tournait, le ciel menaçait et nous nous transportions chez la peintre Estelle Contamin et Joël Pierre, le menuisier. Le temps de visionner les différents mobiliers réalisés par Joël et nous voilà repartis.

Point 01
Il est près de midi et ce que l’on redoutait, arriva.P1160795 Des trombes d’eaux s’abattront sur nous jusque l’on trouve refuge, plus bas, chez l’architecte, Marion Bertolini qui recevait les toiles d’Asgeir Andersen et les céramiques et bustes d’Annie Menuge.
Dans le superbe sous-sol vouté où se loge son cabinet, Teddie Allin et Isabelle Dubois nous offriront a cappella, un extrait de leur spectacle « Tchirikli » autour des chants tziganes. La chorale clôturera la matinée par un chant lyrique russe, qui dans cette pièce, résonnait magnifiquement, révélant toutes ses harmonies et sa beauté.

Et encore
J’aurais aussi découvert, à « Objet d’hier », chez Laurent Accart  , antiquaire et collectionneur d’objets et mobiliers 1950/1970, le gigantesque mobile réalisé par Asgeir Andersen, encore lui, les luminaires sculpturaux de Max Sauze… et, et, la remarquable inclusion de François Godebski, réalisé en 1972, qui représente un personnage chevaleresque et « don quichottien » fait de métaux de récupération rouillés, face un autre personnage que l’on devine plutôt féminin, composé de vieilles dentelles et tissus aux tons un peu passés.

On n’en finit pas de découvrir ce quartier qui recèle, derrière ces façades souvent impersonnelles, des trésors d’architecture, des paradis cachés et puis j’aurais gagné au tirage de la tombola, le soir même à la galerie le CRIC, un joli photo encadrée de Yann Roubeau… Il n’y a pas de hasard!

D’autres images de cette journée : ici

Comments are closed.