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Yvan Lachaud, président de l’Agglomération Nîmes Métropole et Jean-Paul Fournier, sénateur maire de Nîmes, nous l’ont promis : début décembre, le Tram’bus circulera autour de l’Écusson. À quelques virgules près, les travaux seront totalement terminés.
Ce sera la fin d’un long calvaire pour les riverains et commerçants impactés tout au long des boulevards, en particulier Saintenac et Gambetta, pour ce qui nous concerne. La priorité donnée au Tram’bus en plein centre va forcément déplaire aux automobilistes avec la perte d’une voie de circulation et celle de nombreuses places de stationnement, mais cela va certainement ravir d’autres usagers, qui vont accéder aisément et à peu de frais au centre-ville, lequel à l’échelle de l’agglomération est le centre d’un territoire beaucoup plus vaste que la seule ville de Nîmes.
Pourquoi est-ce que l’Eko s’intéresse à ce projet ? Parce que le nord de l’écusson c’est le quartier Gambetta/Richelieu, qui a souffert comme les autres des nuisances induites par ce projet colossal de 28 millions d’euros, qui va mettre la ville et l’agglomération au niveau des enjeux contemporains des déplacements urbains. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Yvan Lachaud et Jean-Paul Fournier ont fait un point commun sur l’état du chantier face à la presse, en compagnie de Kadda Chebli, le directeur général du consortium d’entreprises pilotées par Eurovia.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Si les nuisances sont bien réelles et cruelles pour de nombreux commerçants notamment, le résultat devrait être à hauteur des espérances. Le centre-ville sera embelli, avec la valorisation de plusieurs places, dont Gabriel-Péri et Saint-Charles, une voierie et des trottoirs somptueux agrémentés de pistes cyclables, la plantation d’une centaine d’arbres supplémentaires.

La réalisation de ce chantier est accompagnée par une clause d’insertion par l’activité économique, qui profite à cinq postes à temps plein, de nombreux relais d’information sur le terrain et dans la presse locale, d’une commission d’indemnisation pour les commerçants impactés, de tarifications spécifiques de stationnement offertes par les commerçants, et de campagnes de communication en faveur des commerces de l’Écusson.
Toutes les infos au jour le jour sur trambus.nimes-metropole.fr

On peut parier que le nord de l’Écusson va bénéficier de retombées positives en termes de qualité de vie et de desserte.
D’ici début juillet, la circulation va nettement s’améliorer sur le secteur Courbet/Gabriel-Péri, et en septembre sur Gambetta. À l’approche de la féria des vendanges, les boulevards auront quasiment revêtu leur configuration définitive. Si on ajoute que cette ligne desservira en 2018 jusqu’au sud de Caissargues, on peut arguer d’un regain de fréquentation pour le centre de Nîmes, avec en parallèle une réduction des nuisances liées à la circulation automobile.
Si aujourd’hui, avec le pic des travaux, les désagréments sont particulièrement élevés,  on entame déjà la décrue de ce chantier particulièrement délicat à piloter en plein centre-ville. Une réunion hebdomadaire de pilotage technique du chantier, deux réunions mensuelles avec les riverains ont apparemment permis de lisser les problèmes et de préserver au mieux les intérêts de chacun.


Claude CORBIER
Claude CORBIER
Né à Nîmes en 1954, photographe ex de presse et journaliste, rédacteur et photographe en presse institutionnelle, artiste plasticien, réalisateur de films photographiques, documentaires et web documentaires.

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