Gouaid M’hamdi, Président de l’association de parents d’élèves L’Ostalet, à Pissevin
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L’Ostalet en pleine déprime
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Pendant que des ados s’entraînaient au foot avec l’équipe au stade, que certains étaient en bord de mer et d’autres, plus esseulés, tâtaient du ballon contre les murs de la cité, l’association « Les petits débrouillards » proposait, chaque après-midi, tout au long de cette deuxième semaine de vacances de printemps, Les Petits Débrouillards aux enfants de 7 à 11 ans, une action pédagogique d’éveil et sensibilisation à la bio-diversité, au parc en contre-bas du centre social.

En cette première journée, le vent qui soufflait jusque-là par grosses bourrasques s’était apaisé. Les ateliers de construction, de découvertes et d’expérimentations scientifiques, débutaient sous de bons hospices. Une petite quinzaine d’enfants, accompagnés par Amina, étudiante en psycho, en contrat civique avec l’association U.N.I.C, étaient au rendez-vous.

L’équipe, Liza, Maxime et Salima, supervisé par Patrice Colonso, animateur-médiateur de l’association, avait mis en place un programme de sensibilisation à la transition écologique, décliné chaque jour, Au travailen ateliers de travail sur la bio-diversité, les déchets ou les énergies renouvelables, qui tous étaient associés à la réalisation d’une action (Construction d’un jardin suspendu, d’un « hôtel à insectes »Construction hôtel à insectes, le recyclage des déchets en les transformant en épouvantails, jardins en terrasses…).
Trois heures d’animations quotidienne, qu’il a fallu entrecouper d’une séance récréative, de jeux coopératifs, comme «le jeu du foulard*» ou celui du «killer**», permettant de libérer l’énergie débordante de ces enfants. Le vendredi, dernier jour, sera consacré à présenter leurs réalisations, autour d’un goûter,Goûter confectionné en partie par une maman et Liza, qui clôturera cette semaine d’éveil scientifique.

La participation, la curiosité, l’intérêt des enfants ne se sont jamais démentis, faisant vivre avec beaucoup d’enthousiasme les ateliers.
Le but poursuivi : intéresser l’enfant à son environnement, l’amener à une prise de conscience de l’impact de l’activité humaine sur celui-ci, pour qu’il puisse être un acteur-citoyen de l’aménagement de son cadre de vie. Objectif atteint si l’on en croit le nombre sans cesse croissant d’enfants présents et venus de leur propre chef.

Autre preuve que le message estMatériel passé, les enfants se sont emparés de la notion de recyclage, en inventant le concours de la plus belle cabane ou aménagement qu’ils appelleront «faire des ghettos», avec des matériaux hétéroclites de récupération.

Alors, elle n’est pas «poubelle la vie»?

* Le jeu du foulard, en l’espèce, n’as rien à voir avec celui qui consiste à s’étrangler jusqu’à l’asphyxie. Celui-là se joue à deux équipes égales qui se font face. Chaque individu des deux camps est doté d’un numéro qui s’il est appelé par l’arbitre doit se précipiter vers un mouchoir posé à mi-chemin, le prendre et retourner dans son camp s’en se faire toucher par l’adversaire.

** Le jeu du killer consiste pour celui qui est mis à l’écart du groupe à trouver celui d’entre-eux qui d’un regard pourrait éliminer les autres membres.

https://www.facebook.com/debrouillards.gard

http://www.lespetitsdebrouillards.org/

Toutes les images : ici

Interview vidéo : ici

 

 

1 Comment

  1. Clara dit :

    Merci Ndjami pour ce bel article!
    Rendez-vous très bientôt pour la Cité Débrouillarde de l’été à Pissevin…!

    Les Petits Débrouillards.