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L’ADPS EN SOUFFRANCE
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Le 14 janvier, salle Vergnole à Pissevin, Laurent Burgoa, adjoint au maire, délégué à la Rénovation urbaine, au Contrat de Ville et aux Centres sociaux, accompagné de Jean-Marc Drioux, coordinateur à la Mission cohésion territoriale, et de Stéphanie Dupont, référente pour la Mission cohésion territoriale pour les quartiers Ouest, était venu rencontrer les nombreuses associations du quartier, pour faire le point sur l’état des différents dossiers concernant le quartier et la Politique de la Ville.

Centre social et emploi

L’idée de la création d’un centre social a été évoquée,TAble_Réunion charge à M. Brahim Alouane, responsable de la salle Vergnole, de faire des propositions. « Compte tenu des restrictions budgétaires, il faudra certainement mutualiser les moyens et coordonner les actions de ce nouveau centre avec celui de Valdegour », a précisé M. Burgoa.
J.-M. Drioux a rappelé que si le Contrat de Ville du 13 juillet 2015 fixait les grandes orientations, il devait être techniquement réajusté au cas par cas pour être au plus près des réalités.
Brahim Alouane, a exposé son projet social, mettant l’accent sur l’errance des jeunes et la nécessité de mobiliser toutes les énergies autour de l’emploi, faute de quoi l’on risque d’assister à la faillite de la politique sociale.
Saha Salima, de l’association « Agir Ensemble », porte aussi un projet similaire, qui impliquerait Le Pimms, la Mission locale, le Fas Gard. Son projet étant déposé en mairie, elle entend bien ne pas être mise à l’écart du projet social qui se dessine.
Alors qu’elle annonçait l’organisation, les 17 et 18 mai, d’un forum-emploi à Pissevin, Laurent Burgoa, lui emboîtant le pas, parlait lui aussi de rassembler tous les acteurs sociaux autour d’une grande opération « emploi dans les quartiers ».

Subventions à venir et doléances
À l’heure où les associations remplissaient les formulaires de demande de subventions dans le cadre du Contrat de Ville, Laurent Burgoa en précise le calendrier. Courant février, il recevra chaque association dont le dossier a été validé.Pissevin_PAssage_DxOVP Elles seront fixées sur leur sort à l’issue du conseil municipal d’avril et verront les subventions débloquées pour Pâques.
Jean-Marie Angelini, vice-président de l’ADPS, évoque auprès de l’élu les problèmes de financements que rencontre l’Association de Développement de la Prévention Spécialisée et le sentiment d’être abandonné par les pouvoirs publics. Eux aussi sont confrontés à la précarité de la structure, à la difficulté de mener à bien leurs actions à court terme et voudraient que les conditions de leur pérennité soient étudiées urgemment.
Pour Shérif Hamadi, responsable du club sportif, « Génération Handball », les associations sportives sont les seules en contact permanent avec les jeunes. Il faut donc les soutenir. Ils ont besoin de salles et de moyens de transport. Revenant sur l’engagement des bénévoles, la responsabilité et les risques à accompagner les jeunes lors des déplacements, il lance : « On a besoin d’un vrai centre de loisirs, de moyens de transport… Il faut donner les moyens aux projets qui marchent !… »
Radouane Gammoune, de l’Amicale de Défense Pissevon_Rampe_DxOVPdes Locataires de Pissevin, rappelle les conflits qu’il rencontre avec Nîmes-Métropole et Habitat du Gard, ainsi que la paupérisation du quartier, avant de plaider pour une meilleure considération des habitants : « …Il faut apporter une aide réelle aux acteurs sociaux et donner les moyens à ce quartier de plus de 14000 habitants. Les associations sont les derniers remparts face à cette dégradation du climat social qui peut encore dégénérer davantage ! »

In fine
Laurent Burgoa, sur un ton enjoué, tente de contenir les mécontents et « laissés-pour-compte » eu égard aux prévisions budgétaires. Exercice délicat, quand on sait qu’il manquerait 20 millions d’euros pour boucler le budget de la Ville.
Il se lancera dans une série de périphrases « …On fait au mieux, avec les moyens qu’on a. Les budgets sont contraints, mais on maintiendra les subventions… On ne peut pas faire plus !… » avant de conclure : « …Depuis des années des millions ont été alloués, pour quels résultats ? Les pouvoirs publics on essayé de palier le moindre mal, mais c’est tous ensemble que l’on réussira !… »

Les participants se quitteront un peu désabusés, avec le sentiment d’avoir été écoutés mais pas forcément entendus.

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