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Installée en 1997, étendue en 2006, la Zone Franche Urbaine de Nîmes a fait le plein d’entreprises et d’emplois.

Afin de booster les quartiers, l’État a décidé au début des années 2000 d’accorder des exonérations fiscales et sociales sur certains territoiresZone franche OK, dénommés« Zones franches urbaines » (ZFU). L’intention clairement affichée était d’y attirer des entreprises, sous réserve, entre autres, qu’elles embauchent au moins 20 % de leurs personnels sur leur zone d’implantation. Certains doutaient alors de la réussite de cette politique, pensant qu’elle profiterait à des patrons voyous. À Nîmes, la mayonnaise a pris avec des résultats probants en terme d’implantation d’entreprises et  d’embauche auprès des habitants des quartiers concernés.

La ZFU nîmoise concerne les quartiers de Pissevin/Valdegour, avec une enclave sur l’ouest de l’avenue du Maréchal Juin et de la zone d’activité de Kilomètre Delta. À ce jour, plus de 500 entreprises de toutes tailles y sont implantées, pour 2500 emplois créés qui ont profité à hauteur de 30 % aux habitants des quartiers concernés : au point que la demande d’implantation d’entreprises nouvelles est freinée par le manque de locaux et de terrains disponibles. Certes, le nombre de demandeurs d’emploi reste élevé sur ce secteur, mais le volontarisme des entreprises qui se sont maintenues après la fin de leur droit aux exonérations (5 ans au maximum) a permis à cette zone d’éviter un naufrage social majeur.

Ce dispositif est maintenu jusque fin 2020. On peut espérer que d’ici là la nouvelle tranche du projet de Renouvellement urbain prévue sur le quartier permette de libérer des terrains pour les entreprises en attente d’installation.

Immoclean, un entrepreneur à Valdegour

Rien ne prédisposait ce cadre bancaire à faire carrière à Valdegour, il y développe son entreprise depuis 2008.

Olivier Guillermin Immoclean ok

Olivier Guillermin est originaire de la région, il est arrivé à Nîmes à l’âge de sept ans. Études sans histoire à Nîmes, puis à Montpellier, où il décroche un Diplôme Universitaire de Technologie en « Techniques de commercialisation ». Il entre alors dans le secteur bancaire où il fait carrière à Nîmes puis à Bagnols-sur-Cèze pendant une vingtaine d’années. Il croise dans ce cadre un client qui a créé une petite entreprise de nettoyage industriel et décide de s’associer avec lui en 1998 pour développer cette activité sur Nîmes. « Notre activité s’est développée rapidement grâce à notre stratégie de recrutement : nous y consacrons beaucoup de temps afin de choisir des collaborateurs responsables et fiables, qui font la valeur de la relation avec nos clients. »

Le choix Valdegour

 
Léonora, bien dans sa boîte et dans son quartier

Léonora a grandi à Valdegour. Titulaire d’un Bac S, elle s’était spécialisée ensuite en bureautique. Faute de poste adéquat, elle avait accepté d’être agent d’accueil aux Arènes puis à la Maison Carrée. En 2008, à la fin de ces contrats précaires, elle a eu l’opportunité de postuler avec succès chez Immoclean : un poste adapté à ses compétences, à proximité de son domicile. Elle est l’exemple même de l’objectif visé par le dispositif de Zone franche urbaine

Immoclean compte aujourd’hui 400 salariés, entretient d’excellentes relations avec le quartier, en accueillant notamment les jeunes scolarisés en recherche de stages. Elle se porte bien, en partie grâce à la réactivité insufflée par ses salariés..La société, implantée en centre-ville dans de petits locaux, a voulu s’installer ailleurs à cause de sa croissance rapide :« Nous avons demandé à ce moment-là conseil à la Senim,qui nous a orientés sur la zone franche de Valdegour. Nous souhaitions construire nos propres locaux, nous avons saisi cette opportunité sans forcément mettre en balance les exonérations fiscales : ici nous sommes près de l’autoroute, le quartier est bien desservi par les transports en commun, c’est ce qui nous importait avant tout. Nous avons embauché un maximum de collaborateurs sur le quartier, jusqu’au moment où, faute de main d’œuvre disponible selon nos critères, nous avons renoncé aux avantages fiscaux pour recruter hors zone. »

Claude CORBIER
Claude CORBIER
Né à Nîmes en 1954, photographe ex de presse et journaliste, rédacteur et photographe en presse institutionnelle, artiste plasticien, réalisateur de films photographiques, documentaires et web documentaires.

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